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A lire : La réduction des affectifs

Pour son premier roman, Jean-Christophe Barillon frappe fort. Un titre excellent, une histoire prenante, une écriture tranchante, bref, un indispensable.

A lire : La réduction des affectifs
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La réduction des affectifsDe Jean-Christophe BarillonCalmann-Lévy, 213 p., 16 euros.

Quand on se balade sur le blog de Jean-Christophe Barillon , on trouve des graphiques Excel avec des couleurs, des cases, des lignes et des nombres de page en abscisses.

L'auteur est cadre en informatique, "et ça se voit", avoue-t-il. Pourtant, le Figaro le targue d'écrivain. A raison.

Avec un style précis et efficace, Barillon compare les femmes à une restructuration professionnelle, où coups bas et désillusions sont légion.

A l'égard de son entreprise en passe d'être rachetée, le narrateur n'éprouve rien.

Des têtes seront coupées, c'est sûr, il attend simplement que ce soit la sienne qui tombe.

Côté vie privée, il se débarrasse de sa compagne de toujours et la remplace par des femmes en CDD. L'attente - du licenciement, de l'amour -, passe sans heurts, jusqu'à cette femme : entière et fougueuse, elle ne tolérera pas la tiédeur et exigera de lui une disponibilité totale.

Réussira-t-elle à lui réapprendre les sentiments, à lui insuffler l'humanité que la vie de bureau lui a enlevé ?

Malgré quelques longueurs, ce premier roman est une réussite. Un indispensable de nos vies schizophrènes d'aujourd'hui, scindées entre nos métiers et nos vies privées.

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