Contribution de
RochaThea
Psycho   sexo-psycho  

Alicia, harceleuse. Internet, harceleur.

Voilà une histoire qui résume en quelques étapes l’humanité dans ses plus bas instincts.
Nous sommes à Nancy, une adolescente, Alicia, décide de prendre en grippe une autre adolescente, victime d’un léger handicap.

Alicia, harceleuse. Internet, harceleur. © Facebook
fezzrzr
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Accompagné de quelques copines, Alicia décide de retrouver sa victime dans un parc, une amie à elle décide de tout filmer avec son téléphone. Elles retrouvent la jeune fille, tranquillement assise sur un banc. Les menaces commencent, la jeune fille est terrorisée. Fière au possible, Alicia la menace, lui demande de se lever, la menace de la frapper… Ses copines sont amusées, ça semble être un jeu pour elles. Alicia frappe sa victime, qui décide de fuir, terrorisée et en pleurs.

Toutes s’amusent de la situation, une des copines a filmé toute la scène, elle est très fière de sa prise, et fait un petit coucou amusé à la caméra.

Tout ceci aurait pu s’arrêter là, mais non, la bêtise humaine n’ayant pas beaucoup de limite, surtout à cet âge. Une des jeunes filles décide de publier la vidéo sur Internet. En quelques jours elle est visionnées des centaines de milliers de fois, et devient ultra virale sur Facebook.

Indignation générale, reportage télévisée, le nom de l’agresseuse est diffusé, à tel point que la police décide d’intervenir et met en examen la jeune fille pour harcelement.

L’emballement est tel que des milliers d’internautes décident de faire justice eux même, les insultes pleuvent à foison, les menaces, Alicia l'agresseuse devient la victime, elle est du coup placée en liberté surveillée préjudicielle, et suivie par un éducateur. L’idée est aussi de la protéger, elle de la vendetta populaire du Web.

Un fait révoltant fait place à une réaction dispropotionnée du Web, et à une nouvelle situation tout aussi révoltante. Il n’y a plus que des victimes, et un Internet sans aucune mesure, comme toujours.


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