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Hobo with a shotgun : et si on regardait un film bien gore ?

Un clochard fait régner la justice dans une ville grâce à son fusil à pompe. Et le résultat est très, très sanglant.

Hobo with a shotgun : et si on regardait un film bien gore ? © DR
fezzrzr
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Hobo with a shotgun est un film qui aurait bien pu ne jamais voir le jour. Le projet est parti d'un concours de fausses bandes annonces, mais l'idée d'un clochard et de son fusil à pompe a réussi à séduire suffisamment pour créer un buzz et devenir un long-métrage. Malgré le petit budget consacré au film, Rutger Hauer, qui incarne ce SDF, offre une prestation tout simplement époustouflante, dirigé par Jason Eisener qui prouve une fois de plus que le cinéma canadien peut être plein de bonnes surprises. Ils parviennent à eux deux à faire entrer le spectateur dans un monde à part, où le mal régnerait en maître, et où seul un exclu de la société serait prêt à donner sa vie pour des gens qui le rejettent.

Pour la petite histoire, la ville d'Hopetown est dirigée par un baron sadique, The Drake, et ses deux fils Ivan et Slick. Policiers corrompus, exécutions publiques et sanglantes, clochards torturés et massacrés et bimbos prenant des bains de sang sont le quotidien des habitants, jusqu'à l'arrivée d'un SDF, dont le seul objectif est de réunir assez d'argent pour acheter une tondeuse à gazon. Malheureusement pour lui, il se met à dos Slick pour avoir voulu sauver une prostituée. Il décide alors de nettoyer cette ville pour de bon.

Âmes sensibles s'abstenir, car le film ne fait pas dans la délicatesse et tous les tabous sont soulevés, de la violence, par pur plaisir ou par jeu, à la pédophilie, en passant par la torture. Sans oublier les gros plans sur les membres arrachés, écrasés, brisés et autres sanglanteries (non, je ne suis pas traumatisée du tout).

Le rythme endiablé de ce film ne laisse pas une seconde de répit au spectateur et blessures et cadavres s'enchaînent à une vitesse fulgurante. Le gore ne fait cependant pas oublier le vrai message du film : même si l'on est rien aux yeux de la société, on peut la sauver.


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