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Il était une fois, le 13 novembre 2015

Un jour qui restera à jamais gravé dans la mémoire collective.

Il était une fois, le 13 novembre 2015 © TWITTER JEAN JULLIEN
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C'était un vendredi comme les autres, ou presque. Un vendredi 13, jour de superstitions, et surtout, journée de la gentillesse. Une journée pleine de bonne humeur, un vendredi quoi. TGIF comme on dit. A la nuit tombée, les gens sont sortis. Le foot pour les uns, un concert pour les autres. Les bars, les restaurants. Un vendredi classique, et pourtant.

A 22h, c'est l'incompréhension. Sur Twitter, les gens parlent de coups de feux, d'explosions, à plusieurs endroits différents. L'inquiétude grimpe, et on a tous eu la même image en tête : celle du bain de sang de Charlie Hebdo. A ce moment-là, on ignorait à quel point c'était pire, au combien pire.

Combien sommes-nous à nous être jetés sur nos téléphones ? A appeler nos proches, paniqués à l'idée de tomber sur un répondeur, soulagés d'entendre leur voix ? Sur les réseaux sociaux, sur les chaînes d'infos, les nouvelles tombent, certaines vérifiées, d'autre non. Le bilan grimpe, on parle de prise d'otages, et devant les télévisions, tout le monde est prostré.

Une question revient : comment une telle chose a-t-elle pu arriver chez nous ? Et une autre, encore plus douloureuse : pourquoi ? Pourquoi, au nom de quoi certaines personnes se permettent-elles de commettre de tels actes ? Cela n'a rien à voir avec la religion. Cela n'a rien à voir avec rien. A part avec la haine, et une volonté sans faille de faire couler le sang. Car après tout, au nom de quoi pourrions nous être heureux, quand eux ne supportent pas la vie, au point d'être capables de mettre fin à la leur, et à celle de dizaines d'autres personnes ?

Au fil de la nuit, le bilan s’alourdit encore. On voit passer des avis de recherche, des témoignages, plus atroces les uns que les autres. Des images terrifiantes.

Mais aujourd'hui, ce n'est pas à ça que j'ai envie de penser. 24 heures plus tard, en dépit du drame, je ne peux m'empêcher de constater encore une chose : la solidarité est toujours présente. Que ce soit via les messages de soutien du monde entier, les gens qui ont ouvert leurs portes à ceux qui en avaient besoin, ceux qui ont donné leur sang, en masse aujourd'hui. La France s'est levée, encore une fois, contre un ennemi invisible.

Aujourd'hui, j'ai envie de penser à ce Facebook Bleu Blanc Rouge, à ces personnes prêtes à tendre la main aux autres, et à ne surtout pas faire d'amalgame. Et à l'émotion, que l'on partage tous, et qui n'a pas fini de nous serrer le cœur.

Cet article, c'est ma thérapie à moi, ma façon de rendre hommage à toutes les personnes tombées et à leurs proches, mais aussi à toutes les personnes qui vont se relever, avec la volonté de créer un monde meilleur.

Vivons, aimons, buvons, continuons à aller à des matches de foot et à des concerts, à manger sur les terrasses des restaurants. Mais n'oublions jamais.

C'était un vendredi comme les autres. Et l'horreur ne gagnera pas.

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1 commentaire(s)
HelloPuppy - 16/11 à 19:38

Cette solidarité m'a également touché ! Dans notre monde individualiste, on sait encore être là quand le voisin a besoin de toi. Et ça fait du bien.

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