Contribution de
Léonie_D
Beauté   Coiffure  

Je change de coiffure, et alors ?

Parce que certain(e)s perçoivent forcément une raison psychologique à notre changement de tête, on remet les choses à plat !

Je change de coiffure, et alors ? © DR
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Savoir faire preuve d’audace et d’originalité, changer detête en arborant une coupe que l’on n’avait jamais osé auparavant ou en faisant le choix d'unecouleur flashy est un petit plaisir bien sympathique dont il serait dommage dese priver. Raison pour laquelle on finit souvent, et c’est tant mieux, àfranchir le pas. Mais comme de coutume, survient assez rapidement la réactiondes gens. Comprendre par là des remarques, pas forcément méchantes, mais qui àla longue agacent d’autant plus qu’elles ne sont, la plupart du temps, même pasjustifiées.

Quelques exemplesparmi les plus répandus :
- Oh, tes cheveux ! Une rupture, c’est bien ça ?
- D’un point de vue psychologique, c’est typique d’une reconversionprofessionnelle.
- C’est parce que tu es en manque d’attention que tucherches à te démarquer autant ?
- Tu n’as pas un peu passé l’âge de la rechercheidentitaire ?
- Tu dois être vraiment mal dans ta peau…

Et j’en passe, des pires et des meilleures !

Dans l’idée, je veux bien que l’on se coupe les cheveuxparce que l’on a changé de compagnon, que l’on veut marquer un tournant dansnotre vie ou je ne sais encore. Mais ce qui me déplait dans ces réflexions estcette façon d’intellectualiser ce qui a tout sauf besoin de l’être.

Déjà parce que c’est indiscret : admettons que je sorte effectivementd’une rupture ou que je traverse une passe difficile qui me pousse à mechercher un peu, je n’aurais pas très envie de l’entendre ainsi souligné àlongueur de temps. C’est un manque de tact, de délicatesse. Et m’est avis qu’àmoins d’être vraiment très proche de quelqu’un, on n’essaie pas d’inciter lesgens à livrer ainsi tous leurs problèmes, encore moins de façon si maladroite.

Ensuite, je classe le fait de changer de coiffure comme uneenvie soudaine, assez charmante, qui peut survenir à tout moment. Que ce soitparce que l’on est heureuse, malheureuse ou ni l’un ni l’autre, peuimporte ! Il s'agit d'une petite satisfaction personnelle, à l’instar dushopping, et sur laquelle il n’y a pas de quoi aller chercher plus loin. C’est un coup de tête, une pulsion très féminine en somme, comme ce petit hautZara dont on n’avait pas besoin mais qui nous faisait de l’œil en boutique.

En ce sens, c’est ô combien pénible, de subir toute lajournée des analyses psychologiques à la pertinence douteuse et dont le seulbut est d’essayer de nous extirper des informations sur notre état qui, lui, n’arien de particulièrement changé, n’en déplaise aux rumeurs.
Parce que voilà : il faut faire avec, il n’y a pas d’explications à tout.
On change de coupe si on le veut. Onadopte une nouvelle couleur quand on leveut. Cette démarche n’est pas particulièrement cérébrale et il estd’autant plus désagréable d’entendre les gens déblatérer sur ce qui ne va paschez nous alors qu’en vrai, il n’y a strictement rien à dire sur le sujet. Toutva bien, merci.

Enfin, la palme des réflexions revient aux filles qui osentdes couleurs peu ordinaires ou changent de coupes du tout au tout. Selonl’opinion publique, faut-il qu’elles soient vraiment sonnées,celles-là !
Et bien non, même pas. Il semblerait que l’on n’ait plus le droit de se faireplaisir sans que l’on ne nous attribue une dangereuse névrose ou un syndrome dePeter Pan. En bref, tout changer reviendrait à aller mal et inquiéter lesbraves gens. N’ont-ils pas pensé que c’est tout simplement chouette d’avoir quelquechose de nouveau, de réaliser un rêve ou de s’extirper un peu du train-trainquotidien ?

Pour ma part, j’ai eu les cheveux longs, courts, rouges vif,blond platine et noir corbeau ; et des réflexions à gogo. Pendant tout cetemps, je n’ai pas changé de compagnon ni eu recours à un psychiatre pourtant.Mais au même titre que je n’aime pas m’habiller chaque jour pareil, je prendsun malin plaisir à me faire des coiffures un peu folles. Et je compte biencontinuer.

Là où je veux en venir est de faire taire tous ces « ondit » qui nous gâchent la vie sans même que l’on s’en rende compte.Beaucoup de filles n’osent pas changer de coiffure, non pas parce qu’elles ontpeur du changement ou qu’elles n’en ressentent pas l’envie, mais parce qu’ellescraignent le regard des autres. Et en 2015, c’est tout de même bien dommage deressentir encore le besoin de se justifier sur son look.

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1 commentaire(s)
Jess - 03/12 à 15:59

Ah, les tendances voiffures, pat toujours facile à suivre !Moi j'aime bien aller sur la rubrique dédiée du site Schwarzkopf J'y trouve toujours de bonnes idées !

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