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Livy-Etoile
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La montagne oui, le ski non !

Voici venue la période des sports d’hiver et avec elle, le ski… C’est précisément là que ça se complique pour moi.

La montagne oui, le ski non ! © Working Title Films
fezzrzr
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Le ski, c’est le sport par excellence que tout le monde aimeou a envie d’essayer. Une certaine idée du bonheur à base de pistes enneigées,chalet cocooning et tartiflettes...Sauf que si je m’accorde à être partante pour les deux derniers points,j’affiche un non catégorique pour tout ce qui concerne le ski. De fait, on m’asouvent dit que « je ne savais pas ce que je manquais » alors que jele sais très bien au fond : je manque au pire quelques fractures biendouloureuses et un retour de vacances forcé via Europ Assistance. Au mieux, unbronzage peu esthétique. Personnellement, ça ne me manque pas trop, merci.

Je vois déjà les mauvaises langues accuser ma maladresselégendaire (et il y aurait une part de vérité) sauf que sincèrement, outre lasession vertige-de-fou sur le télésiège, je ne vois pas du tout l’intérêt dem’équiper de spatules ingérables aux pieds et passer ma journée àmonter-descendre-monter-descendre sans discontinuer, le tout avec un forfait deremontées mécaniques hors de prix. En vrai, je trouve plutôt l’idée d’un ennuimortel. Et comme dirait Henri Salvador, un artiste tellement de mon époque,« moi j’préfère la marche à pied ».

On me susurre dans l’oreillette qu’en fait, marcher dans laneige n’est pas pratique. Et que le ski sert à glisser... Moi, j'ai sansdoute du glisser un peu de trop. Et si je n'ai pas ressenti l'adrénaline,c'est parce que se prendre des sapins, ça rend forcément idiot. 
Quant à l’acte sportif en lui-même, je n’ai rien contre,entendons-nous bien. Mais les dérapages (plus ou moins) contrôlés n’ont d’autreeffet bénéfique sur ma petite personne que de celui mettre tous mes tendons enalerte.

Non parce que le ski n’est pas un réflexe naturel ensoi : dans la vraie vie, tu ne zig-zag pas volontairement pour te déplacerni ne décides de rentrer les genoux au maximum lorsque tu veux freiner. Tu n'esquisses pas de petits mouvements de jambes fugaces juste pour te la péter;du moins, pas que je sache. Pire encore, tu ne portes pas de chaussures qui te confèrentla démarche du manchot empereur amoureux. (c’est plus mignon sur un manchot)

A lire de tels griefs, on pourrait bien s’imaginer que je nesuis jamais allée à la montagne de ma vie et que je fais juste ma grossejalouse. En fait, c’est tout l’inverse. Je crois bien qu'à l'âge de deux ans,mes parents m'y emmenaient déjà. Et c'est tout naturellement qu'un an plustard, j'exhibais, fière et assurée, mes tous petits skis au jardin d'enfants etma médaille « ourson », dernière image d'une fragile vocation...

Je suis peut-être une exception alors mais leski, très peu pour moi. Rien qu’avoir ma deuxième étoile a été un superbeexploit ! Je laisse la neige, la glisse et la vitesse aux autres bienvolontiers. En ce qui me concerne, c’est un désaccord mutuel et assumé. Lamontagne aujourd’hui, je la fréquente plutôt l’été.

Et vous, êtes-vous skieuse émérite ou Bridget Jones refroidie?

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