Contribution de
Léonie_D
Psycho   sexo-psycho  

La pression sociale ? Jamais la fin !

Marre de la pression sociale ? Perso, j’ai plutôt décidé de vivre avec…

La pression sociale ? Jamais la fin ! © DR
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Il y a quelques années, j’ai vécu un passage de célibat quiétait complètement voulu et assumé. Mes histoires sentimentales (foireuses)m’avaient conduit temporairement à faire une pause, j’avais un travailépanouissant. Bref, je ne vivais pas la chose comme un problème mais plutôt unedélivrance.

Mais ça, c’était sans compter la pression sociale ! Alorsque rien ne semblait ternir le tableau, j’ai eu droit à à peu près tous lesclichés qu’on est en mesure de s’attendre de la part de son entourage. Comme sima famille et mes amies s’étaient passées le mot pour me faire angoisser leplus possible. Et finalement, à force de me voir répéter chaque jour lesdialogues d’une mauvaise comédie romantique, j’ai fini par stresser pour devrai.
Mais laissez-moi plutôt vous faire profiter de quelqueséchantillons :

« Bientôt la ménopause hein, tu ne devrais pas être sistoïque. »
(la ménopause à 28 ans, donc…)

« Oui, tu t’épanouis dans ton travail mais pour une femme,le véritable épanouissement ne vient qu’en fondant une famille. »
(Heureusement qu’on s’est battues pour l’émancipation desfemmes hein)

« Fais moins la difficile et trouve toi un bon mari.Dans le temps, les mariages arrangés pouvaient être heureux tu sais. »
(Je vais le prendre riche, tiens. Histoire de jouer la cartevénale jusqu’au bout)

« Tu as essayé les sites de rencontres ? TU NEPEUX PAS être seule puisque nous, on est toutes en couple. »
(Bien sur. D’ailleurs j’adore recevoir des ordres sur comment mener ma vie)

« Trouver quelqu’un, c’est bien. Le garder, c’estmieux ».
(Et dans quel bouquin de vulgarisation psy as-tu trouvé cetadage complètement creux ?)

Dans l’idée, j’ai aussi eu droit à la table des célibataireslors de mariages, aux dîners arrangés avec les clins d’œil appuyés de la partdes convives et aux inscriptions contre mon gré sur des sites de rencontres. L’angoissetotale, quand on sait que mon célibat, à la base, ne me pesait pas. Arrivée àpresque la trentaine sans avoir encore trouvé un Jules digne de ce nom, cen’est pas la cata pourtant ?

Mais c’est ainsi que j’ai commencé à ressentir la fameusepression sociale. Très fort. D'abord, je me suis sentie seule alors que j’avais souhaitécette solitude. Je me suis vue en souffrir. A envier les autres qui étaientdeux. Et somme toute, à devenir mal dans ma peau en l’espace de quelquesmois à peine alors qu’à bien y penser, ma vie était loin d'être moche.
Je sais bien au fond que tout partait d’une bonne intention, mais était-cevraiment obligé de me faire culpabiliser sans raison ? Et de vouloir à toutprix instaurer cette fameuse « normalité » qui ne veut tellement riendire que c’en est indécent ?

Et puis, tadaaa. J’ai trouvé quelqu’un.
Et puis, je me suis fiancée. Et pacsée.
Je pensais être débarrassée des remarques et de lapression pour autant ? Sottises ! Rien n’a jamais cessé, ni ne cesseactuellement.

Quand mon couple a été établi, on m’a parlé appartement àacheter.
Quand j’ai emménagé avec super-nouveau-copain –mais en location, on m’a parlémariage. (et on a fait la tronche parce que le Pacs, c’est moinsconventionnel).
Aujourd’hui que je suis pacsée, il faudrait que je tombe enceinte là,maintenant, tout de suite. On ne me demande pas mon avis, mon libre-arbitre surle sujet ou comment mon compagnon et moi envisageons notre avenir ensemble. Non,il ne faudrait pas pousser quand même.

Je sais pertinemment que lorsque j’attendrai un enfant, laquestion du deuxième se posera vite. Celle de la famille, de l’éducation. Etchaque Noël, chaque dîner sera ponctué de « conseils avisés » depersonnes qui feraient bien de se mêler de leur propre vie. En gros, toutecette mascarade nommée pression sociale n’en finira jamais. Et cela, la« moi » célibataire de 28 ans n’y avait vraiment pas pensé,lorsqu’elle finissait par se morfondre seule devant « Grey’sAnatomy » et son plat de pâtes.

Là où je veux en venir finalement, c’est de tenir compte lemoins possible de cette pression qui se fait nocive. Pour une raison trèssimple : on n’en voit JAMAIS la fin. Elle est là à chaque étape de la vie,elle s’incruste dans notre existence malgré nous et tente de nous dicter notreconduite – tout en nous rendant malheureux et/ou en colère. Ce n’est donc mêmepas une question de célibat, de couple ou de bébé mais plutôt qu’il y auratoujours des personnes pour tenter de vous inculquer malgré vous une marche àsuivre ; celle-là même qui ne vous conviendrait pas forcément.

Et si avant, ce constat avait le don de me mettre hors demoi, j’ai pris la liberté de m’en moquer copieusement aujourd’hui. Je me fichede respecter les conventions, les traditions, ce que la société m’imposesoi-disant. Il y aura toujours des personnes pour me mettre la pression, je nevais quand même pas me battre toute ma vie contre des moulins à vent !Tout ce que je souhaite, c’est être heureuse avec des proches sur lesquels jepeux compter. Les autres contrariétés, elles, peuvent bien aller se rhabiller.

Et vous, la pression sociale, en avez-vous été lacible ?

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