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L’année YSL : 2 biopics en un an

2014 ? L’année Yves Saint Laurent incontestablement puisque le couturier s’est dévoilé au cinéma par le biais de deux films sortis respectivement en janvier et en septembre. Un bel hommage sur lequel j’aimerais revenir un moment.

L’année YSL : 2 biopics en un an © EuropaCorp Distribution ©
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Le biopic étant un exercice difficile et souvent périlleux, j’éprouvaisquelques appréhensions quant au résultat. Mais finalement, mon choix s’est faitde manière tout à fait naturelle, portée par le ressenti et les émotionsdégagées.

D’abord, il y a eu Yves Saint Laurent, en débutd’année. Un casting magnifique (Pierre Niney et Guillaume Gallienne dans lesrôles titres) pour un film discipliné, sans doute un peu de trop. Le sujet estsensible, les émotions bien mises en évidence et pourtant, il m’a semblé que letout manquait cruellement de sensibilité, de parfum de scandale et dehaute-couture là où précisément, j’aurais souhaité en voir d’avantage. Peut-êtreest-ce le choix d’avoir traité une très longue période qui rend le long-métragemaladroit ? Ou encore cette volonté de s’axer sur le personnage de PierreBergé qui, bien que fort intéressant, ne justifie pas vraiment le titre ?Au final, à force de butiner d’un sujet à l’autre sans jamais s’y attarder etd’opter pour une vraie rigidité de propos, cet Yves Saint Laurent reste trop ensurface pour gagner en crédibilité. Et il laisse derrière lui un sentimentd’inachèvement fort dommage. J’aurais vraiment espéré une prise de risques plusgrande mais le film ne m’aura pas marquée. Et je le déplore car ce que l’on nepeut lui enlever, c’est qu’il est admirablement bien joué.

Tout cela pour en venir à Saint Laurent, décidémentplus sulfureux mais très attirant. Dès le début, il m’est apparu uneévidence : le film est loin d’être parfait –assurément bien moins parfaitque le premier, je le concède. Seulement voilà : il « vit ». Sastructure, les choix de ses thématiques ont font une œuvre qui dérange etfascine, mais surtout, qui a su opter pour une période bien précise de la viedu couturier. En cela, le biopic est de suite plus pertinent. Je me suis vuecaptivée du début à la fin, dans le travail comme la débauche, dans la modecomme dans la fantaisie. Moins sage que son aîné, il parvient à faire revivreune époque et un état d’esprit et gagne en passion comme en perversion. Plusmalsain ? Assurément. Mais j’aime que le cinéma me pousse dans mesretranchements et me sorte de ma zone de confort. Mission accomplie avec brioet sensualité. Et encore d’avantage puisque ce Saint Laurent ne manquepas de panache, tant dans l’esthétique que dans son jeu. 

Ma préférence semble donc évidente et fort marquée. Les films vont et viennent, apportant leurs lotsde surprises : j’aurais pensé préférer le premier pour tout vous dire. Etpourtant ! Le deuxième se révèle être un vrai coup de cœur. J’ai néanmoins entendutant d’avis différents et d’arguments sur le sujet que je serais bien curieusede connaître le vôtre !

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