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Marilyn et JFK

Vous imaginiez Miss Monroe icône adulée et Kennedy président fringuant ? François Forestier nous fait découvrir une fille shootée à la gloire et autres pilules, pendue au téléphone d'un homme mordu de sexe et sympathisant mafieux. La fin d'un rêve hollywoodien...

Marilyn et JFK
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Marilyn et JFK De François ForestierEditions Albin Michel

Marilyn Monroe et John Fitzgerald Kennedy, je vois bien qui ils sont. Une blonde atomique capricieuse avec un président américain coureur de jupons, rien de compliqué.

Seulement j'avais aussi eu vent d'une certaine Jackie, bizarrement liée à un certain Onassis. Au milieu de tout ça, John Edgar Hoover, patron du FBI, Frank Sinatra, chanteur, et le père Kennedy, Joe, râleur. Sans oublier Yves Montand, Arthur Miller, quelques prostituées et une bouche de métro new-yorkaise.

Clairement,

ça commençait à faire beaucoup de personnages pour ma petite tête.

Je décidais donc d'éclaircir cette histoire et de me lancer dans la lecture du bouquin de François Forestier.

Quand j'entame la première page, je suis dans le métro. Les 12 stations passent en moins de 30 secondes, je peste parce que je dois m'arrêter de lire durant mon changement, je deviens accro. L'Amérique des années 60, je plonge en plein dedans,

je veux lire en marchant, en mangeant, en me douchant.

Forestier, journaliste au Nouvel Observateur, décrit de sa belle plume ironique les dessous de l'idylle devenue affaire d'Etat. Marilyn n'est qu'une enfant perdue, Kennedy ne pense qu'aux filles, les drogues circulent, la mafia veille, le FBI surveille, la CIA enregistre, le KGB aussi. Manipulations, trahisons, cette Amérique-là est sordide.

Pourtant, même si les mythes s'effondrent face à la cruelle réalité, même si Marilyn n'est pas si belle et Kennedy pas si bon amant, la psychose d'espionnage sur fond de rêve hollywoodien m'emporte dans un tourbillon de sentiments diffus, du dégoût à l'admiration, en passant par l'envie de folie...et de rythmes enivrants.

En un mot ? Captivant.

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