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Trip hippie à Formentera

Trip hippie à Formentera

Sur la grève, en tenue d'Ève...

La transparence des fonds suscite chez moi l'envie de faire corps avec la mer : plonger irrésistiblement et me rejouer le Grand Bleu. Mais pas seulement. Elle révèle aussi le désir de me mettre à nu. Toute nue au soleil, ou à l'ombre d'une dune. Et bien sûr, toute nue dans l'eau, pour un bain de midi, avant-goût de minuit.

Un désir enfoui, peut-être. Originel, qui sait. Grisant. Car une fois dépassée la gêne de l'impudeur qui se fait voir - il suffit de détourner les yeux et de se trouver un bassin isolé entre les rochers - cette nudité permise procure un enivrant sentiment de liberté. Je peux décider d'enlever ou de garder mon maillot. J'ai le choix.

Bien sûr, en bonne apprentie hippie, je fusionne avec les éléments. Je plonge.

Et je fais tomber -bien plus que - le haut.

Quête du Nirvana :

Ma découverte de l'île se poursuit par les chemins verts, entre champs et pinède. Je pédale vers le versant Sud : celui qui donne vue sur l'Afrique.

La chaleur iodée exhale les parfums de la terre : blé, vignes, oliviers, figuiers, amandiers et conifères. La lumière saturée, réfléchie sur les murs en chaux des maisons, avive les couleurs. Ma peau s'alanguit aux caresses du soleil... Une halte frugale : mon palais s'émoustille au baiser d'une figue fraîche. Et, entre le bruissement des feuilles et le pépiement des oiseaux, je savoure le silence. Apothéose jubilatoire de l'ouïe. Nirvana des sens.

Aucun doute, Formentera est bien l'incarnation du paradis originel.

Zen. La vie sur Formentera n'insuffle pas d'exaltation ou autre agitation émerveillée de l'âme, mais un profond sentiment de bien-être. Poussée par le vent sur ma bicyclette, je me dis qu'ici je me sens... Simplement bien.

 

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