Jardinage : ce que les médecins constatent vraiment sur votre santé, en bien comme en mal, et que vous ignorez encore
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Longtemps vu comme un simple loisir, le jardinage s’impose aujourd’hui comme un possible allié santé pour le corps et le moral. Que disent vraiment les études sur cette activité, et comment en tirer parti sans se blesser ?
Et si votre sécateur valait une paire de baskets ? À chaque séance de binette, d’arrosage ou de taille, le corps se met en mouvement et la tête décroche peu à peu des contraintes du quotidien.
Depuis quelques années, chercheurs et médecins ont passé au crible le jardinage pour vérifier s’il est vraiment bon pour la santé. Les résultats parlent plutôt en sa faveur… à condition de connaître ses limites et de jardiner intelligemment.
Jardiner, un sport doux pour le corps
Contrairement à son image de loisir tranquille, le jardinage est classé comme activité physique d’intensité modérée. Bêcher, désherber, pousser une brouette ou porter du terreau sollicite bras, jambes et dos comme une marche rapide, surtout quand on répète les gestes.
Les études reprises par Le Parisien et National Geographic ont retrouvé chez les jardiniers réguliers :
- une meilleure condition cardiovasculaire et musculaire ;
- un équilibre et une mobilité plus stables, utiles pour prévenir les chutes ;
- un maintien de l’autonomie chez de nombreux seniors.
Un anti-stress naturel pour le cerveau
Sur le plan mental, une méta-analyse publiée en 2017 dans la revue Preventive Medicine Reports a relié le jardinage à une hausse du bien-être, une baisse du stress et une meilleure qualité de vie. Travailler au jardin coupe des écrans, recentre sur des gestes simples ; cette approche, parfois appelée hortithérapie, est même testée dans des jardins thérapeutiques.
Des neuroscientifiques, cités par National Geographic, décrivent aussi l’activation du système nerveux parasympathique, notre mode « repos et digestion ». Le taux de cortisol a diminué, le sommeil s’est amélioré, et des études récentes ont observé moins de symptômes dépressifs, d’anxiété et un risque plus faible de démence chez certains seniors. D’autres travaux explorent enfin le rôle de micro-organismes du sol sur l’immunité et l’humeur, sans certitude définitive pour l’instant.
Les limites à connaître pour jardiner en toute sécurité
Le tableau n’est pourtant pas idyllique. Nous avons tous déjà ressenti une raideur dans le dos après une longue séance. Les chercheurs rappellent que ces travaux montrent surtout des liens : les jardiniers mangent souvent mieux, bougent davantage et voient plus de monde. Les études citées par National Geographic ont bien associé le jardinage en plein air à une mortalité plus faible, avec le suivi de 13 812 adultes et une réduction de 22 % du risque de décès, mais pour que ces bénéfices l’emportent, il faut adapter les tâches, faire des pauses et protéger son dos.
En bref
- En 2017, une méta-analyse et des études relayées par Le Parisien et National Geographic examinent comment le jardinage régulier influence cœur, moral et longévité. 🌿
- Les chercheurs décrivent le jardinage comme une activité modérée aidant le système cardiovasculaire, réduisant le stress et s’intégrant aux approches d’hortithérapie. 🌼
- Mais les spécialistes soulignent aussi des limites, des corrélations incertaines et des précautions pratiques indispensables pour jardiner sans transformer ce plaisir en douleur. 🍃
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