Scarabée japonais : ce que sa progression en France pourrait bientôt signifier pour vos rosiers et votre jardin
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Dans l’Est et sur la Côte d’Azur, le scarabée japonais grignote déjà rosiers et pelouses, sous l’œil inquiet des autorités. Jusqu’où ce ravageur encore rare en France peut-il menacer votre jardin ?
Feuilles de rosiers mangées façon dentelle, petites bêtes brillantes agglutinées en grappes sur une branche… Dans l’Est et sur la Côte d’Azur, ce décor d’été a déjà un nom : le scarabée japonais, nouveau cauchemar annoncé des jardiniers.
Originaire d’Asie, Popillia japonica s’est installé en Italie, en Suisse, puis a été officiellement détecté en Alsace et à Cannes. Très vorace mais encore rare en France, il fait naître une question légitime : faut‑il paniquer, ou simplement ouvrir l’œil au jardin ?
Un ravageur classé prioritaire, mais peu présent pour l’instant
Ce coléoptère est classé organisme de quarantaine prioritaire par l’Union européenne. ANSES, INRAE et services régionaux (DRAAF, SRAL) le suivent de près, car il peut attaquer plus de 300 plantes : rosiers, vignes, fruitiers, maïs, gazons ou tilleuls.
En France, les premiers individus ont été capturés en 2025 en Alsace, puis quelques autres en Bourgogne‑Franche‑Comté et sur la Côte d’Azur. D’après actu.fr, les autorités locales n’en ont recensé que « deux en Bourgogne-Franche-Comté, deux dans le Haut-Rhin et deux à Cannes », pour l’instant tous isolés.
Reconnaître le scarabée japonais et réagir vite au jardin
Nous avons tous déjà confondu un coléoptère avec un autre. Celui‑ci se repère à sa petite taille (8 à 12 mm), sa tête et son thorax vert métallique, ses élytres cuivrés et surtout cinq touffes de poils blancs de chaque côté de l’abdomen, plus deux à l’arrière : le fameux motif 5 plus 2.
Les dégâts typiques : feuilles grignotées entre les nervures, qui prennent un aspect de dentelle, et plaques de gazon qui jaunissent puis se décollent comme un tapis. En cas de doute, il faut capturer quelques insectes dans un bocal, les tuer dans de l’eau savonneuse ou au congélateur, les photographier, puis signaler la découverte sur la plateforme EphytiA (Agiir) ou auprès de la DRAAF.
Faut‑il s’en inquiéter pour les prochaines années ?
Aujourd’hui, la probabilité de croiser ce coléoptère reste faible en dehors des zones déjà surveillées, et un jardin français n’est pas condamné à court terme. En revanche, l’exemple de l’Italie montre qu’une installation durable peut défolier rosiers, vergers et vignes en quelques saisons.
La meilleure attitude reste donc la vigilance partagée : observer ses plantes de mi‑juin à fin septembre, éviter les pièges à phéromones et les insecticides à large spectre, et signaler chaque suspicion. Sans être une menace pour l’homme ou les animaux, le scarabée japonais pourrait peser lourd sur nos paysages si cette chaîne de veille venait à se rompre.
Sources
En bref
- 🪲 Depuis 2025, le scarabée japonais, Popillia japonica, est détecté en Alsace, Bourgogne-Franche-Comté et à Cannes, sous surveillance d’ANSES et INRAE.
- 🌿 Feuilles en dentelle, gazon qui se décolle et coléoptères métalliques en grappes signalent possiblement l’insecte, appelant capture, photos et déclaration officielle.
- ⚠️ Entre présence encore limitée au jardin et potentiel destructeur observé en Italie, l’enjeu se joue désormais dans la vigilance estivale des particuliers français.
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