Arrêté ESOD août 2026 : renards et martres de nouveau traqués, ce geste discret au jardin peut encore les protéger
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En plein été 2026, un nouvel arrêté ESOD relance la destruction d’espèces sauvages déjà malmenées par la sécheresse. Renards et martres se retrouvent au cœur d’un bras de fer entre gouvernement, scientifiques et citoyens.
Dans bien des jardins, la scène est la même : un renard file entre le potager et le composteur, une martre longe la haie au petit matin. Ces silhouettes discrètes régulent campagnols, mulots et oiseaux affaiblis, tout en subissant déjà sécheresses, canicules et feux de forêt.
Au cœur de cet été 2026 bouleversé par le climat, le gouvernement a pourtant signé un nouvel arrêté ESOD août 2026, publié au Journal officiel le 21 août. Ce texte encadre la destruction d’animaux sauvages jusqu’au 30 juin 2029 et remet sous pression renards et martres. Que contient-il vraiment, et que peut faire un simple jardinier face à cette décision ?
Arrêté ESOD août 2026 : ce que prévoit le nouveau cadre
L’arrêté du 10 août 2026, pris par le ministère de la Transition écologique sur la base de l’article R.427‑6 du Code de l’environnement, fixe la liste des Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts (ESOD), leurs périodes et modalités de destruction. Il succède à l’arrêté de 2023, arrivé à échéance le 30 juin 2026, après un vide juridique de 50 jours durant lequel les destructions avaient été suspendues.
Neuf espèces autochtones restent ciblées : quatre mammifères (renard roux, fouine, martre des pins, belette d’Europe) et cinq oiseaux (pie bavarde, geai des chênes, corneille noire, corbeau freux, étourneau sansonnet). Leur classement se décide département par département, sur proposition des préfets. Une fois classées, ces espèces peuvent être détruites par tir ou piégeage toute l’année, et le renard aussi par déterrage, dans des conditions très encadrées mais souvent méconnues du grand public.
Renards et martres de nouveau dans le viseur
Nous avons tous déjà entendu qu’« un renard, ça mange les poules ». Dans le nouvel arrêté, le renard roux reste l’espèce la plus traquée, classée dans 91 départements. Les chasseurs et certains agriculteurs invoquent des dégâts sur basses-cours ou petit gibier. Pourtant, les études du Muséum national d’Histoire naturelle et de l’IGEDD rappellent que renards et mustélidés avalent chaque année des quantités de rongeurs et que les destructions ESOD, qui concernent environ 1,7 million d’animaux par an, sont jugées peu efficaces et jusqu’à 5 à 15 fois plus coûteuses que les dommages imputés. La martre des pins, dont le classement dans 26 départements avait été annulé par le Conseil d’État en 2025, revient malgré tout dans 14 départements, poussant la LPO et l’ASPAS à annoncer de nouveaux recours.
Que peut faire un jardinier face à l’arrêté ESOD 2026 ?
D’abord, s’informer localement : le texte national ne dit pas tout. Les sites des préfectures détaillent, département par département, quelles espèces sont classées ESOD et selon quelles modalités. Participer aux consultations publiques, documenter les abus observés et, pour ceux qui le souhaitent, soutenir financièrement les associations comme la LPO ou l’ASPAS crée un véritable contre-pouvoir citoyen.
Au jardin, la meilleure réponse reste la prévention plutôt que la destruction. Clôturer correctement les poulaillers, fermer les volières la nuit, éviter de laisser des déchets alimentaires attirer les animaux, préserver haies, vieux arbres et tas de bois qui abritent rapaces et hérissons… D’ailleurs, dans un contexte d’été brûlant et de faune déjà fragilisée, chaque refuge préservé renforce la biodiversité autour de la maison et limite les conflits avec ces prédateurs pourtant si utiles.
Sources
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Le Chasseur Francais
«Esod le nouvel arrete est enfin publie apres deux mois dattente»
En bref
- En août 2026, l’arrêté ESOD 2026-2029 cible de nouveau renard roux et martre des pins, malgré les mises en garde de la LPO. 🦊
- Des destructions par tir, piégeage ou déterrage restent possibles dans de nombreux départements, avec près de 1,7 million d’animaux ESOD éliminés chaque année. ⚖️
- Entre sécheresses répétées, petite faune affaiblie et contestations citoyennes, ce cadre ESOD interroge la place future des prédateurs dans nos jardins. 🌱
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