Toilettes : depuis que je fais ces blocs WC maison, je n’ose plus remettre de produits chimiques dans la cuvette
© Reworld Media
Entre calcaire, odeurs tenaces et blocs WC chimiques, j’ai fini par changer de méthode. En fabriquant mes blocs WC maison, ma routine a basculé… mais comment en suis-je arrivé là ?
Entre le calcaire qui s’accroche et les mauvaises odeurs tenaces, les toilettes ressemblent vite à une corvée. Beaucoup s’en remettent encore à des flacons très chimiques posés au bord de la cuvette.
Quand l’air circule peu, cette odeur de parfum industriel devient pesante et donne envie de changer de méthode. En regardant la composition et le prix des blocs WC, l’idée des blocs WC maison commence à faire son chemin.
Blocs WC chimiques : ce que l’on trouve vraiment dans la cuvette
Un bloc WC du commerce renferme souvent dichlorbenzène, paradichlorobenzène et parfois troclosène de sodium dihydrate, un dérivé chloré présenté comme substitut à l’eau de Javel. L’Afsse signale des risques d’irritations, d’atteintes au foie ou aux reins et préconise l’interdiction du paradichlorobenzène, jugé potentiellement cancérogène pour l’être humain. Ces molécules finissent dans les rivières à chaque chasse d’eau, et l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail alerte sur ce composé : « La très forte toxicité sur les organismes aquatiques et la classification cancérigène catégorie 3 incitent à préconiser également une interdiction pour ces usages (blocs toilettes) », indique l’Afsset, citée par Bioaddict.
Derrière leurs couleurs vives, ces blocs restent surtout des masques olfactifs truffés de parfums de synthèse, pendant que le calcaire continue de s’installer discrètement. Leur coût au kilo est élevé et chaque panier plastique finit à la poubelle. Certaines marques plus vertes, comme Arcy-Vert, misent sur des bactéries « alliées » de la fosse septique : « Le ph de l’urine étant réduit, les bactéries trouveront une source alimentaire dans l’urée (déchet de matières azotées de l’organisme, que celui-ci fabrique à partir d’acides aminés et de sels ammoniacaux, et que le rein extrait du sang et concentre dans l’urine). Le développement de la vie bactérienne dans la fosse septique sera donc plus important », explique la société.
Fabriquer ses blocs WC maison : une astuce simple et très économique
Fabriquer ses blocs WC chez soi allège le budget et l’air de la maison. Avec quelques poudres achetées en vrac, plus d’emballages plastiques ni de parfums agressifs, et la composition reste sous contrôle. Dans les faits, le coût des matières premières pour un an de galets maison revient souvent au prix de deux ou trois paquets industriels.
Ces galets reposent sur la rencontre du bicarbonate de soude et de l’acide citrique : au contact de l’eau, la mousse effervescente décroche les saletés et freine le tartre, tandis que la fécule de maïs fait durer le bloc deux semaines. Pour une douzaine de galets, on mélange 400 g de bicarbonate, 200 g d’acide citrique, une cuillère à soupe de fécule, 30 à 40 gouttes d’huiles essentielles et peu d’eau au vaporisateur.
Préparation et usage : le bon geste pour oublier les produits WC chimiques
La clé tient à l’humidification : les poudres et la fécule se mélangent d’abord à sec, les huiles essentielles sont ajoutées, puis l’eau est pulvérisée en remuant jusqu’à obtenir une texture de sable mouillé qui se tient entre les doigts sans mousser.
La pâte est tassée dans des moules en silicone et sèche 24 à 48 heures avant démoulage. Un bloc se glisse ensuite dans un ancien support ou se dépose au fond de la cuvette ; bien compacté, il tient environ deux semaines.
En bref
- Depuis qu’il fabrique ses blocs WC maison, un particulier français raconte comment il a tourné le dos aux produits chimiques pour les toilettes.
- La recette de blocs WC effervescents s’appuie sur bicarbonate, acide citrique et fécule, pour entretenir la cuvette et limiter calcaire et odeurs.
- Entre économies, air intérieur plus sain et moins de déchets, ce changement de routine réserve quelques surprises inattendues au fil des semaines.
Abonnez-vous pour ne rien rater de l’actualité