Si votre entrée déborde de chaussures, cette astuce japonaise libère un espace fou sans pousser les murs
© Reworld Media
Entre paillasson saturé et couloir rétréci, chaque paire de chaussures grignote vos mètres carrés. Cette méthode japonaise pour ranger ses chaussures promet un sol enfin dégagé.
En ouvrant la porte, vous butez sur un tas de baskets et de bottines qui déborde du paillasson. L’entrée ressemble à un mini magasin, le couloir se rétrécit et la fatigue de la journée remonte aussitôt. Beaucoup découvrent alors une technique venue du Japon et murmurent : « Je n’en reviens pas de l’espace récupéré ».
Une simple paire de baskets adulte occupe environ 30 centimètres au sol. Ce n’est rien, jusqu’au moment où six, huit, dix paires s’alignent devant la porte et avalent l’équivalent d’un tapis entier. Le sol paraît saturé, la pièce plus sombre, et ce chaos de chaussures pèse sur la charge mentale dès l’arrivée.
Quand la méthode japonaise fait disparaître le bazar de l’entrée
Dans nos logements où chaque mètre carré compte, laisser les chaussures grignoter l’espace de circulation revient à perdre des mètres carrés invisibles. Trois ou quatre paires posées le long du mur suffisent à transformer l’entrée en parcours du combattant, surtout avec des sacs de courses ou une poussette. La méthode japonaise commence par protéger coûte que coûte ce ruban de sol dégagé.
Au Japon, cette idée se matérialise dans le genkan, une entrée en léger contrebas, au sol carrelé ou bétonné, où l’on se déchausse systématiquement. Les chaussures restent dans cette zone tampon, rangées dans un meuble dédié, le getabako. Le reste de la maison reste surélevé, propre, et la transition extérieur‑intérieur devient un vrai sas de décompression.
Getabako et rangement vertical : la technique japonaise qui range si bien les chaussures
L’arme secrète, c’est ce meuble à chaussures vertical. Un getabako est haut mais très peu profond, autour de 18 à 20 centimètres, ce qui laisse le passage totalement fluide. Sur seulement 1 m² de mur, il peut accueillir jusqu’à douze paires rangées en colonnes. Une fois les portes fermées, les chaussures disparaissent du champ de vision, l’entrée paraît immédiatement plus calme.
Pour éviter que le bazar ne revienne, les Japonais suivent une règle simple : seules deux paires restent visibles, la paire du jour et, éventuellement, une paire pour les invités. Le reste est caché dans le meuble ou stocké ailleurs grâce à un rangement saisonnier : bottes d’hiver d’un côté, sandales d’été en boîtes sous le lit ou dans un placard.
Créer un mini‑genkan chez soi en une journée
Adapter cette technique japonaise chez soi ne demande ni travaux ni gros budget. Il suffit souvent d’un pan de mur pour installer un meuble à abattants extra‑plat, ou quelques étagères étroites fixées en hauteur. Un banc‑coffre permet de s’asseoir pour se chausser tout en cachant les paires volumineuses, tandis que des patères peuvent suspendre les baskets des enfants par le talon.
En une journée, le programme tient en trois temps : trier sans pitié les paires inutiles, mesurer et installer un meuble vertical adapté, puis instaurer la règle des deux paires visibles. Le soir venu, le sol se dégage, les flaques de pluie et le caoutchouc disparaissent, et l’entrée semble soudain plus grande, plus claire, presque comme si les murs avaient reculé.
En bref
- Dans une entrée encombrée, la méthode japonaise inspirée du genkan et du getabako promet de transformer le sol saturé de chaussures.
- En misant sur un meuble à chaussures vertical extra-plat et un rangement saisonnier, l’espace de circulation de l’entrée se trouve radicalement allégé.
- Entre règle des deux paires visibles et mini-genkan créé en une journée, le couloir semble soudain s’élargir bien au-delà des apparences.
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