Blanquette de veau : cet ingrédient discret qui change tout et rend votre sauce digne d’un grand restaurant
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Vous rêvez d’une blanquette de veau nappée d’une sauce onctueuse comme au restaurant, mais le résultat reste décevant à la maison. Un simple geste de chef suffit pourtant à tout changer.
Plat du dimanche par excellence, la blanquette de veau fait souvent rêver : on imagine une viande moelleuse, nappée d’une sauce blanche qui accroche juste ce qu’il faut à la cuillère. Dans la réalité, la sauce finit parfois trop liquide, un peu fade ou elle tranche après ajout de la crème, loin du souvenir des bistrots parisiens.
Pourtant, il ne manque presque rien pour retrouver à la maison cette texture brillante et enveloppante. Les chefs utilisent depuis longtemps un ingrédient discret, préparé en quelques secondes, qui transforme un simple jus de cuisson en velours. Une fois qu’on y a goûté, difficile de revenir en arrière : la même blanquette semble soudain sortir d’une cuisine professionnelle.
Blanquette de veau : l’ingrédient de chef qui métamorphose la sauce
Ce secret, c’est le beurre manié, un mélange à parts égales de beurre ramolli et de farine pétris du bout des doigts jusqu’à former une petite pâte souple. Dans la blanquette de veau, on l’ajoute dans le bouillon chaud après avoir retiré la viande, par petites noisettes, en fouettant doucement. Il épaissit la sauce de façon progressive, lui donne une brillance délicate et une vraie sauce onctueuse, sans goût de farine crue.
Les recettes de chefs reposent toutes sur ce duo beurre et farine. Cyril Lignac prépare un roux blanc en faisant fondre 75 g de beurre, puis en ajoutant 50 g de farine avant de détendre avec le bouillon tiède et de verser 15 cl de crème liquide. Le principe reste le même que pour le beurre manié : ce liant maison évite la maïzena et les sachets industriels, tout en gardant une texture lisse.
Comment utiliser le beurre manié pour une sauce de blanquette digne d’un restaurant
Pour une blanquette de veau façon bistrot, tout commence par la base. Le chef Thierry Laurent choisit des morceaux moelleux et légèrement gras et rappelle : « Il faut que ça cuise tout doucement. Une ébullition au départ et après, comme on disait toujours, cuire au sourire. Que ça frémisse tout doucement, » a-t-il expliqué au journal télévisé de France 2. Cette cuisson lente donne un bouillon riche, dans lequel on cuit aussi carottes, chou, céleri ou poireau.
Une fois la viande tendre, on la réserve dans une casserole propre avec les légumes et l’on filtre le bouillon dans un saladier, comme dans la recette de Cyril Lignac. Le bouillon encore chaud retourne sur feu doux, puis on incorpore le beurre manié ou le roux blanc en fouettant, avant d’ajouter la crème. La sauce enrobe alors la viande et les champignons de Paris, que l’on peut poêler au beurre et terminer avec un peu de ciboulette.
Beurre manié : les erreurs à éviter pour garder une sauce soyeuse
Ce petit geste change tout, à condition d’éviter quelques pièges. Si vous ajoutez le beurre manié trop tôt, pendant la cuisson de la viande, la sauce devient lourde et perd sa légèreté. Un autre réflexe utile consiste à toujours filtrer le bouillon avant de le lier, pour retirer les petits morceaux de légumes et les impuretés qui casseraient l’effet soyeux recherché.
En bref
- Autour de la blanquette de veau, les chefs comme Cyril Lignac et Thierry Laurent partagent gestes pour obtenir une sauce onctueuse à la maison.
- Un ingrédient discret, préparé en quelques secondes, vient lier le bouillon parfumé, la crème et les champignons pour donner une texture presque professionnelle.
- Bien utilisé au bon moment, ce liant maison évite grumeaux et sauce qui tranche, rapprochant votre blanquette de veau du niveau restaurant.
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