Ce fruit façon mini pastèque, à semer dès mars, pourrait détrôner les tomates fragiles au mildiou
© Reworld Media
Au moment où les sachets de graines ressortent, un drôle de fruit vert venu du Mexique promet de bousculer la reine tomate dans nos jardins. Résistant, productif et parfait en culture verticale, il intrigue de plus en plus les jardiniers français.
Sur le marché, la tomate reste la reine : selon le baromètre 2025 d’Interfel, elle pèse 18,4 % des légumes achetés en France. Pourtant, un drôle de petit fruit vert, qui ressemble à une mini pastèque de la taille d’un raisin, commence à intriguer les jardiniers et pourrait bien lui voler la vedette au potager.
Alors que les sachets de graines ressortent dès mars, beaucoup redoutent déjà le mildiou qui ruine les pieds de tomates. Face à ces déconvenues, un fruit discret, facile à réussir, offre une alternative très séduisante pour les balcons comme pour les grands jardins.
Cucamelon : la mini pastèque mexicaine qui croque sous la dent
Originaire d’Amérique centrale, le cucamelon, ou concombre du Mexique (Melothria scabra), appartient à la famille des cucurbitacées, comme le concombre et la courge. On l’appelle aussi melon de souris ou pastèque de souris. Ses fruits mesurent 2 à 3 cm, avec une peau verte marbrée qui imite à la perfection une pastèque en version miniature.
En bouche, rien à voir avec une pastèque sucrée : la chair est croquante et juteuse, très proche d’un bon concombre, avec une pointe d’acidité qui rappelle le citron vert, sans amertume. Ce petit fruit se mange cru à l’apéritif, en salade, ou en pickles au vinaigre comme un cornichon, tout en apportant fibres, antioxydants et vitamines.
Pourquoi le cucamelon peut faire de l’ombre aux tomates cerises
Les Français adorent les tomates, mais leurs plants souffrent souvent du mildiou et des étés capricieux. Le cucamelon marque des points : cette liane se montre très résistante aux maladies cryptogamiques et supporte bien la chaleur comme les périodes un peu sèches, sans devenir amère. Elle pardonne les petits oublis d’arrosage, ce qui rassure les débutants.
La plante grimpe facilement à 2 ou 3 mètres sur un grillage ou un treillis et produit des dizaines de fruits de juillet à octobre. Parfait pour un balcon ou un petit jardin, puisqu’elle occupe surtout la hauteur. Face aux tomates cerises, quelques différences clés ressortent :
- Maladies : tomates très sensibles au mildiou, cucamelon peu touché.
- Arrosage : tomates vite stressées, cucamelon plus tolérant.
- Place : tomates en buisson, cucamelon en culture verticale.
- Récolte : tomates parfois stoppées net, cucamelon productif jusqu’aux gelées.
Semer le cucamelon dès mars pour une récolte jusqu’en octobre
Pour bien réussir ce fruit, tout commence au chaud. Les semis se font en intérieur entre mars et avril, dans des godets remplis de terreau léger, à 20-25 °C, près d’une fenêtre lumineuse. On enfonce chaque graine d’environ 1 cm, on maintient le substrat humide mais jamais détrempé, et les plantules apparaissent en une dizaine de jours.
Une fois les gelées passées, vers la mi-mai après les Saints de glace, les jeunes plants rejoignent la pleine terre ou un grand pot, à condition que les nuits restent au-dessus de 10 °C. Il suffit alors de prévoir un support solide, d’arroser régulièrement sans excès, de pailler le pied et de récolter les fruits fermes de 2 à 3 cm tous les deux ou trois jours, pour les grignoter frais, en salade ou en bocaux au vinaigre tout l’hiver.
En bref
- Selon Interfel, la tomate domine les achats, mais le cucamelon mexicain, mini pastèque croquante, attire désormais les jardiniers français en quête de nouveauté.
- Semé au chaud dès mars, ce concombre du Mexique se cultive en liane verticale et offre une récolte abondante de l’été jusqu’aux premières gelées.
- Résistant au mildiou, tolérant à la sécheresse et très généreux, ce petit fruit pourrait bien s’imposer comme l’alternative inattendue aux tomates cerises.
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