Poulailler en été : cette consigne oubliée des anciens à laisser au voisin, sous peine de poules malades au retour

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Poulailler en été : cette consigne oubliée des anciens à laisser au voisin, sous peine de poules malades au retour © Reworld Media

Avant de partir, les anciens laissaient au gardien du poulailler une phrase stricte pour protéger leurs poules des restes dangereux. À l’heure des canicules, cette consigne sur les aliments à ne pas donner aux poules devient plus que jamais essentielle.

Autrefois, avant de partir aux champs ou en vacances, un éleveur ne laissait pas seulement la clé du poulailler au voisin. Il lui confiait aussi une phrase courte, répétée comme un proverbe, qui avait sauvé plus d’un lot de poules de la maladie et des mauvaises surprises au retour.

Aujourd’hui, beaucoup imaginent encore que les poules mangent tout, qu’on peut vider les assiettes dans la cour sans y penser. Les anciens avaient compris l’inverse : ces oiseaux supportent mal nos excès, surtout quand il fait chaud et que les restes fermentent. Quelle était donc cette fameuse consigne qu’ils martelaient à quiconque gardait leurs volailles ?

Les poules ne mangent pas “de tout” : le drame du pain trempé

Les dessins animés ont façonné l’image de la poule “poubelle”, capable d’avaler n’importe quoi. En réalité, comme le rappelle Pause Maison/Ouest-France, «les gallinacées ont un système digestif délicat, une flore intestinale sensible et un foie qui pardonne peu les excès». Le pain trempé dans le lait ou la sauce gonfle dans le jabot, fermente, bloque la digestion : diarrhées, amaigrissement, parfois la mort. Restes gras, salés ou épicés épuisent le foie et font chuter la ponte en quelques jours.

Parmi les aliments à ne pas donner aux poules, les anciens bannissaient catégoriquement :

  • le pain en grande quantité, surtout mouillé ;
  • les pommes de terre crues et épluchures verdies ;
  • l’avocat, le chocolat, les aliments moisis ;
  • les restes très salés, sucrés, les plats en sauce, la charcuterie ;
  • les agrumes, l’oignon cru, l’ail en excès ;
  • les feuilles de rhubarbe et les haricots crus.

La bonne ration : grains, eau propre et restes triés

Nous avons tous déjà eu le réflexe de “faire plaisir” aux poules avec un bol de restes. Les anciens, eux, avaient une règle d’or : environ 120 à 150 g de mélange de grains par jour et par poule (blé, maïs concassé, orge, un peu de tournesol), une poignée le matin, une le soir, et de l’eau fraîche à volonté. L’abreuvoir restait à l’ombre, nettoyé et rempli chaque jour pour éviter le bouillon de culture en été.

Les restes n’arrivaient qu’en complément, jamais à la place du grain : épluchures de carotte ou de courgette, feuille de salade non traitée, le tout sain et en petite quantité. À l’image de l’Ehpad cité par L’Éveil, où «le personnel met de côté uniquement les déchets autorisés», les anciens triaient déjà. Leur mantra tenait en deux phrases : «nourrir n’est pas gaver» et «mieux vaut donner trop peu que trop mal».

L’astuce validée par la rédaction
Efficacité
9/10
Sérénité au poulailler
Maxi

Pourquoi ça fonctionne ?

Une ration de grains secs qui ne fermente pas, une eau propre et fraîche, et aucun aliment douteux : la digestion reste stable, le foie est préservé, la ponte suit sans à-coups, même en fin d’été.

Le petit plus : noter la dose de grain par poule sur un papier accroché au poulailler pour guider la personne qui vient nourrir.

À NE JAMAIS FAIRE : vider la poubelle de cuisine (pain mouillé, plats en sauce, aliments moisis, avocat, chocolat…) dans le poulailler, surtout par temps chaud.

La consigne à laisser au gardien, surtout en cas de chaleur

Avant de partir, les anciens résumaient tout en une phrase : «le poulailler n’est pas une poubelle organique» et «ne jamais confondre poulailler et poubelle». La consigne à donner est simple : une poignée de grains matin et soir, de l’eau claire à l’ombre, aucun reste non trié. Signes d’alerte à signaler sans attendre : poule prostrée, jabot très gonflé, diarrhée.

La vétérinaire Martine Cottin rappelle dans France 24 qu’il faut «ne pas donner à manger l’après-midi aux oiseaux», car la digestion produit de la chaleur supplémentaire, et que c’est «du bon sens, comme pour les humains». Avec des repas décalés aux heures fraîches, de l’ombre sous des arbres qui font baisser la température de 3 à 4 °C et cette consigne claire laissée au gardien, les poules traversent bien mieux les épisodes à 35 ou 36 °C.

En bref

  • Autrefois, les anciens prévenaient le voisin chargé du poulailler : mal nourries avec nos restes, surtout en été, les poules tombent vite malades. 🐔
  • Pain trempé, avocats, agrumes, plats en sauce : la liste d’aliments à ne pas donner aux poules montre combien leur système digestif est fragile. 🚫
  • Une ration de grains simple, des repas décalés en cas de chaleur et une consigne écrite au gardien transforment ce fragile équilibre en routine sereine. 📋