Cette succulente qui supporte l'oubli d'arrosage forme un collier végétal, mais attention où vous la placez
© Reworld Media
À l’heure des étés caniculaires, une succulente d’Afrique australe, la plante collier de perles, s’impose comme alliée des intérieurs secs. Comment ce collier végétal encaisse-t-il les oublis d’arrosage tout en gardant son allure spectaculaire ?
Quand les arrosages se font rares, que le soleil cogne derrière les vitres et que les autres plantes tirent la langue, elle reste imperturbable. Dans son pot suspendu, une cascade de petites billes vertes descend le long du meuble, comme un collier oublié là par hasard.
Cette succulente venue d’Afrique australe, Curio rowleyanus, plus connue comme plante collier de perles, a appris à vivre avec très peu d’eau. Ses feuilles rondes cachent des réserves qui lui permettent de supporter les oublis d’arrosage tout en offrant une silhouette graphique très déco. Reste à comprendre comment la chouchouter sans la noyer pour profiter longtemps de ce collier végétal.
Une succulente anti-sécheresse au look de bijou
Originaire des zones sèches d’Afrique du Sud, le séneçon de Rowley appartient à la famille des Astéracées. Dans la nature, ses tiges rampent au sol et s’enracinent au fil de leur avancée. En intérieur, on l’a suspendue : ses tiges fines, couvertes de petites perles charnues, tombent en cascade et peuvent atteindre près d’un mètre de long quand la plante se plaît.
Chacune de ces perles est en réalité une feuille modifiée, gorgée d’eau. Sa forme bien ronde offre beaucoup de volume pour stocker l’humidité, mais peu de surface pour laisser l’eau s’évaporer. En l’observant de près, on distingue aussi une fine bande translucide : une véritable petite fenêtre qui laisse entrer la lumière au cœur de la feuille pour la photosynthèse.
Où l’installer et comment l’arroser (sans culpabiliser)
Nous avons tous déjà ramené une plante à la maison pour la voir dépérir faute de lumière ou par excès d’arrosage. La plante collier de perles aime les pièces très lumineuses, près d’une fenêtre, avec quelques heures de soleil doux le matin ou le soir. Elle se plaît entre 10 et 27 °C et ne supporte pas le gel, d’où sa culture en intérieur.
Son credo : mieux vaut pas assez d’eau que trop. Comme beaucoup de succulentes, elle redoute les racines qui baignent en permanence. Pour la garder en forme, quelques réflexes suffisent :
- utiliser un pot percé rempli d’un substrat très drainant pour cactus ;
- attendre que la terre soit complètement sèche avant d’arroser de nouveau ;
- espacer les arrosages à environ tous les 10 à 15 jours en été, puis beaucoup moins en hiver ;
- vider toujours la soucoupe pour que l’eau ne stagne pas.
Le secret d’un collier végétal durable à suspendre partout
Petit bonus : cette succulente se prête merveilleusement au bouturage. Une tige cassée ne se jette pas ; posée simplement sur le substrat, plusieurs de ses nœuds vont s’enraciner et densifier le pot. En quelques semaines, on obtient ainsi un nouveau collier végétal ou un pot beaucoup plus fourni.
En décoration, elle fait merveille en suspension en macramé, sur une étagère haute ou au-dessus d’un bureau : ses guirlandes vertes habillent l’espace sans réclamer d’arrosages quotidiens. Attention toutefois à la sécurité du foyer. La plante contient des substances susceptibles d’être toxiques si elles sont avalées, et sa sève peut irriter les peaux sensibles. Mieux vaut donc l’installer hors de portée des jeunes enfants, des chats et des chiens curieux.
En bref
- 🌍 En Afrique australe, Curio rowleyanus, appelée plante collier de perles, s’est adaptée aux climats secs avant d’investir nos salons en suspension.
- ☀️ Cette plante collier de perles préfère une lumière intense, un substrat très drainant et des arrosages espacés, supportant mieux la sécheresse qu’un excès d’eau.
- 🌿 Entre bouturage express, suspensions graphiques et précautions liées à sa toxicité, cette succulente réserve encore plusieurs surprises à qui veut apprivoiser son collier végétal.
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