En février, vos oiseaux de jardin sont en danger silencieux : cet aliment gras peut faire toute la différence

Publié le ParRédaction Elle adore
© Reworld Media

En février, les oiseaux de votre jardin jouent leur survie au petit matin, quand le froid vide leurs réserves. Quel aliment gras, bien plus utile que le pain, peut vraiment les aider ?

Début février, les journées rallongent un peu, mais au jardin le froid serre encore les branches. Alors que l’on croit l’hiver presque derrière nous, les mésanges et rouges-gorges vivent en réalité leurs heures les plus risquées.

Les baies ont été mangées, le sol gelé cache les vers et les insectes se sont enfoncés sous terre. Un passereau peut perdre jusqu’à 10 % de son poids en une nuit pour rester à près de 40 °C. Au petit matin, il a besoin d’une énergie très concentrée.

En février, un besoin vital de gras pour les oiseaux du jardin

En plein cœur de février, le maître-mot pour ces oiseaux est le gras. Ils stockent sous la peau une fine couche de graisse qui joue le rôle de doudoune interne et les protège de l’hypothermie.

Ce besoin se comble avec des graines oléagineuses très riches en lipides. Le champion pour votre jardin reste le tournesol noir : plus gras que le tournesol strié, coque tendre, et apprécié d’une foule d’espèces, de la mésange charbonnière au gros-bec.

Le faux bon geste du pain, au cœur d’une pétition à Bourges

Le pain, très salé et presque sans nutriments, gonfle dans l’estomac des oiseaux et crée une fausse satiété. Au lac du Val d’Auron, une pétition évoque un « appel à la mairie de Bourges » pour « la protection des oiseaux du Val d’Auron » et des panneaux « contre le don de pains aux oiseaux ». Emmanuel Bajard résume : « Nous pensons que le message serait plus fort s’il était porté par une association, explique Emmanuel Bajard, directeur de l’environnement et des espaces verts à la Ville. Sur le principe, nous sommes prêts à collaborer avec eux, à les aider dans l’installation des panneaux aux endroits les plus appropriés. En 2021, nous avions travaillé en interne sur un tel projet, avant de le mettre en stand-by, pensant qu’il serait surtout interprété par le public comme une interdiction. », a-t-il déclaré à Le Berry.

La pétition n’est pas portée officiellement par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) du Cher, elle « émane d’une personne attachée à la cause animale mais pas issue de notre délégation départementale », précise Dominique Noppe, qui juge tout de même « évidemment intéressante l’idée d’apposer dans ce secteur du Val d’Auron des panneaux pour faire de la pédagogie auprès d’une population pas toujours informée des méfaits de ce nourrissage ». Certaines demandes vont plus loin, comme la vidéosurveillance pour « assurer la tranquillité des oiseaux et dissuader la chasse illégale » ou des « permanences en période de fête de fin d’année pour secourir les animaux en détresse ». Le directeur de cabinet Guillaume Crépin a répondu que « de tels dispositifs ne sont pas à l’ordre du jour ». La pétition réclame aussi des « travaux pour séparer le plan d’eau » entre « activités humaines », « pêcheurs » et « oiseaux », alors qu’Emmanuel Bajard rappelle l’existence de « un arrêté préfectoral encadrant toutes les activités sur le plan d’eau pour la meilleure cohabitation possible entre les différents usagers et la faune ».

Tournesol noir et cacahuètes : le bon menu jusqu’à la fin mars

Pour vos visiteurs à plumes, remplissez les mangeoires de tournesol noir, éventuellement mélangé à des cacahuètes non salées, non grillées. Présentez ces arachides concassées ou dans un distributeur grillagé pour éviter l’étouffement. Placez la mangeoire à plus de 1,50 m du sol, à 2 ou 3 m d’un arbuste, gardez les graines au sec et nettoyez régulièrement à l’eau chaude. Une coupelle d’eau peu profonde, 2 à 3 cm, changée chaque matin sans sel ni antigel, complète ce poste de secours jusqu’à la fin mars environ. Les oiseaux sauvés par ce carburant riche en lipides reviendront alors chasser pucerons et chenilles dans votre jardin, comme un discret remerciement au retour des beaux jours.

En bref

  • En février en France, nourrir les oiseaux du jardin devient vital car mésanges et rouges-gorges épuisent leurs réserves de graisse pour affronter les nuits glaciales.
  • Un type précis de graines oléagineuses, bien plus adapté que le pain, fournit l’apport massif en lipides dont ils ont besoin pour éviter l’hypothermie.
  • Conseils pratiques, emplacement des mangeoires et erreurs à bannir transforment votre extérieur en véritable station-service hivernale pour ces alliés indispensables du jardin.