Courgettes en crise avec la chaleur : cette variété italienne prise d'assaut en 2026 tient bon partout

Publié le ParRédaction Elle adore
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En 2026, la courgette Costata Romanesco, variété italienne ancienne, s’impose des balcons urbains aux grands potagers français. Qu’a-t-elle de si spécial pour survivre aux étés extrêmes ?

Dans les rayons de graines comme sur les groupes de jardiniers, un même nom revient en boucle en 2026. Cette courgette italienne aux fruits côtelés, striés de vert clair, s’invite partout, du petit balcon urbain au grand potager familial. Son nom : la courgette Costata Romanesco, une variété ancienne romaine qui sort de l’ombre.

Le timing n’a rien d’un hasard. Entre printemps détrempés, limaces voraces et étés brûlants, beaucoup constatent que leurs courgettes classiques donnent moins. « Cette année, nous nous sommes résolus à accepter ce triste fait : les courgettes ont désormais trop chaud l’été », observe Marie Astier, journaliste, dans Reporterre. Face à ces étés chahutés, cette italienne semble taillée pour reprendre la main.

Courgette Costata Romanesco : la star italienne qui bouscule les potagers

Issue d’Italie, non hybride, la Costata Romanesco offre de longs fruits côtelés vert moyen rayé de clair, très photogéniques dans les paniers. Son port plutôt buissonnant prend environ 1 m en tous sens, pratique pour un potager de taille modeste. Comme elle donne des graines fidèles, les jardiniers peuvent en conserver et les échanger d’une saison à l’autre sans dépendre des sachets du commerce.

Son succès s’est construit à la fois dans les jardins et sur les réseaux sociaux, où ses côtes bien marquées se repèrent tout de suite. Un seul pied bien nourri peut fournir 20 à 30 fruits sur la saison, alors qu’une courgette ordinaire produit déjà 8 à 12 kilos. De quoi couvrir les besoins d’une famille avec seulement quelques plants bien placés au soleil, au moins six heures par jour.

Rendement, résistance et goût : pourquoi la Costata Romanesco fait la différence

Dans de nombreux potagers, l’oïdium et la pourriture grise gâchent la fin d’été. La Costata Romanesco se distingue par une bonne résistance aux maladies fongiques : feuillage large mais aéré, moindre stagnation d’humidité, moins de traitements à prévoir. Même quand le printemps reste frais ou que l’été enchaîne les coups de chaud, la plante continue souvent à fructifier, ce qui rassure les débutants.

Côté cuisine, cette courgette étonne. Sa chair reste ferme, peu aqueuse, avec une douceur presque sucrée quand on récolte les fruits jeunes. Elle tient très bien à la cuisson en gratin ou farcie, se fait rôtir à l’huile d’olive, et se déguste aussi crue en carpaccio avec citron et parmesan. Les récoltes abondantes se transforment en bocaux, ratatouilles surgelées ou confitures salées pour l’hiver.

Comment réussir la courgette Costata Romanesco en 2026, au jardin ou sur balcon

La Costata Romanesco aime la chaleur autour de 25°C et s’arrête sous 8°C, il faut donc semer en godets vers mi-avril puis planter après les dernières gelées, souvent autour de la mi-mai. Un second semis début juin prolonge la récolte jusqu’aux premiers froids. Le sol doit être riche : compter 4 à 5 litres de compost bien mûr par mètre carré ou un épais apport de matière organique, complété par un bon paillage pour garder l’humidité.

Un plant consomme facilement 250 litres d’eau sur la saison. L’idéal reste un arrosage régulier au pied, le matin ou le soir, sans détremper le sol pour éviter l’asphyxie des racines. En période de canicule, une ombre légère avec des canisses ou un filet limite le stress. En ville, un pot de 30 à 40 litres, rempli en couches de branchages, tontes, compost puis terreau, permet d’obtenir des plants productifs, surtout si l’on veille à la pollinisation et que l’on laisse grossir un fruit en fin de saison pour récupérer des graines à partager.

En bref

  • En 2026, la courgette Costata Romanesco envahit les potagers français, tandis que Marie Astier alerte sur les échecs répétés des courgettes classiques.
  • Cette variété italienne se distingue par un rendement généreux, une meilleure tenue face aux maladies et un usage polyvalent au jardin comme en cuisine.
  • Entre culture en pot, gestion de l’eau et récolte de graines à partager, des pistes concrètes s’esquissent pour tirer parti de cette courgette tendance.