Mal aux pieds malgré la bonne pointure : cette erreur en boutique que 8 femmes sur 10 font sans s'en rendre compte

Publié le ParRédaction Elle adore
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Vous jurez porter la bonne pointure, pourtant vos bottines vous coupent l'avant-pied dès la première marche. Et si tout se jouait ailleurs que sur le simple 38 ou 39 ?

En boutique, tout semble parfait : vous enfilez vos bottines en 38 ou 39, faites quelques pas sur la moquette, le talon ne bouge pas, c’est validé. Puis, dans la rue, une barre coupe l’avant du pied, les orteils brûlent et la paire finit au fond du placard.

Et si le problème ne venait pas de vos pieds, ni même de la taille choisie ? Pour beaucoup de femmes, l’erreur commence au moment où l’on ne regarde que le chiffre sous la semelle. Ce nombre ne dit presque rien de la largeur, de la forme ni du volume réel du pied.

Bonne pointure, mauvais confort : ce que cache le chiffre

Une pointure européenne mesure surtout la longueur, du talon jusqu’au bout, pas l’espace dont dispose votre pied. Un 39 italien peut être bien plus étroit qu’un 39 français, car chaque marque utilise son moule. Or votre pied est un volume 3D, avec largeur et hauteur de cou-de-pied propres à chacun.

Ces chaussures qui font mal malgré la bonne pointure ont presque toujours un point commun : elles compriment l’avant-pied. Barre douloureuse, sensation d’étau sur les côtés, rougeurs ou brûlures sous la plante après une heure de marche en sont les signaux typiques. Passer à la pointure au dessus fait souvent flotter le talon sans libérer la zone serrée.

Largeur et forme du pied : l’erreur que beaucoup de femmes font en cabine

Dans la plupart des cas, l’erreur est souvent dans la largeur et la forme du pied, pas dans sa longueur. Pied égyptien où le gros orteil est le plus long, pied grec au deuxième orteil dominant ou pied carré aux orteils alignés : chacun supporte différemment bouts ronds, carrés ou pointus. Un avant-pied large coincé dans un bout très effilé finit par faire souffrir.

Le cou-de-pied compte autant. Quand la chaussure appuie en barre sur le dessus, avec fourmillements ou marques profondes, le volume vertical manque. Bottes sans fermeture, mocassins rigides ou modèles très plats deviennent alors pénibles. Pour un pied fort ou cambré, mieux vaut des derbies à laçage ouvert, des élastiques d’aisance et des cuirs souples qui laissent respirer.

Le bon essayage pour ne plus avoir mal dans des chaussures à sa taille

En cabine, regardez d’abord l’avant-pied. Les bords ne doivent pas déborder de la semelle intérieure et vos orteils doivent bouger librement dans la boîte. Si la semelle de propreté est amovible, posez-la au sol et placez le pied dessus, en appui : si ça dépasse sur les côtés ou en longueur, la forme ne vous convient pas.

Le moment de l’essayage change tout. En fin d’après-midi, le pied a déjà un peu gonflé, son volume se rapproche d’une vraie journée de marche. Si la paire serre à ce moment-là, n’espérez pas que le cuir gagne une taille : il s’assouplit mais ne prend pas une largeur entière de plus. Insister avec des chaussures trop étroites favorise à long terme hallux valgus, névrome ou douleurs de dos. Mieux vaut accepter un chaussant plus large et sortir avec des pas légers.

En bref

  • En boutique, de nombreuses femmes chaussant 38 ou 39 souffrent de douleurs aux pieds, alors qu’elles pensent avoir choisi exactement la bonne pointure.
  • Le guide explique comment largeur du pied, forme de l’avant-pied et cou-de-pied transforment une paire parfaite en cabine en chaussures qui font mal ensuite.
  • Des tests simples en boutique et un autre regard sur bouts pointus ou ronds promettent de limiter les achats inutiles et les pieds martyrisés.