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48 h dans la peau d'une Madrilène

48 h dans la peau d'une Madrilène

Fuencarral, les bras chargés de paquets

Une nuée de vapeurs d'échappements filtrée par des rayons dorés. Ceux d'un soleil déjà au zénith. Callao. Son agitation, ses panneaux publicitaires géants. Le Time Square Latin. Le dos tourné à la Puerta del Sol, je traverse Gran Via et m'engouffre dans Fuencarral.

Plus qu'une rue, c'est le rendez-vous des tendances. Boutiques de marques, créateurs, friperies, coiffeurs underground...

Quadrillée à l'Ouest par Chueca, la gay et animée Chueca, et plus au Nord par Malasana, la rue aux restos et aux bars branchés. Je m'attarde au Mercado de Fuencarral, 60 commerces hétéroclites à tonalité alternative. Stylistes, artisans, chausseurs, tatoueurs... La petite place à deux pas accueille mes pieds fatigués et repose mes bras chargés. Una cana désaltère ma gorge assoiffée, et excuse l'envie d'une cigarette.

Gran Via, le nez en l'air

Depuis Callao, redescendre Gran Via vers La Plaza de Cibeles. Ou la Calle Alcala depuis Sol. Une balade qui ne doit se faire, pour bien se faire, que le nez en l'air.

Ces avenues sont larges, leurs bâtiments massifs et imposants. La circulation est intense, la luminosité éblouissante. Nul ne devinerait que là-haut, loin du brouhaha ambiant, sur les toits des hauts immeubles immaculés, des cavaliers armés, des chars attelés et des aigles mythiques observent les passants, petites fourmis pressées.

Il faut connaître ce secret pour lever les yeux au ciel, admirer les statues, l'air éberlué, et s'en amuser.

La Latina, de noche

À Madrid, la nuit tarde à tomber et la chaleur à se dissiper.

À La Latina, l'heure de l'apéro s'étire jusqu'au dîner. Le nom de ce quartier annonce l'ambiance festive et indolente de ses ruelles pavées et de ses places dérobées.

 

La tradition est d'alterner tapas et canas, d'un bar à l'autre, une fois au comptoir, l'autre en terrasse, sans jamais s'attarder.Notre premier verre se prend souvent sur le toit du Viajero. Sa terrasse offre une vue imprenable sur le coucher du soleil : les toits des églises drapés dans le rose du ciel. Nous filons ensuite à deux pas, déguster les inégalables mojitos du Delic. Puis nous dînons à La Musa. Tapas, salades et nouilles sautés au wok, le tout au milieu de la table, à partager. Sans oublier la " Bomba ", l'incontournable tapas sans laquelle La Musa ne serait pas ce qu'elle est. Je n'en dis pas plus, je vous laisse en faire l'expérience. La soirée se termine parfois sur des notes de salsa, au Larios Cafe. Parfois sur des rythmes funk et house au Marula Cafe. Souvent les deux.

Le Retiro, les yeux fermés

Le parc du Buen Retiro. Le poumon de la ville. Sa roseraie aux mille couleurs embaumantes, son étang et ses barques bleues, ses diseuses de bonne aventure, ses spectacles de marionnettes, ses fontaines, son lac, son Palais de Cristal et ses expos temporaires... Les curiosités ne manquent pas et les balades de fin d'après-midi se prolongent souvent jusqu'à la tombée de la nuit. Moi j'aime m'étendre dans l'herbe, les pieds nus dans les marguerites, à l'ombre des pins. Derrière le Palacio de Cristal. Un rituel auquel je m'adonne avec plaisir le dimanche après-midi, lorsque la nuit précédente fut trop courte. Je me laisse bercer par la rumeur des djembés, les yeux fermés.

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