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La pression sociale ? Jamais la fin !

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La pression sociale ? Jamais la fin !

Marre de la pression sociale ? Perso, j’ai plutôt décidé de vivre avec…

Il y a quelques années, j’ai vécu un passage de célibat qui
était complètement voulu et assumé. Mes histoires sentimentales (foireuses)
m’avaient conduit temporairement à faire une pause, j’avais un travail
épanouissant. Bref, je ne vivais pas la chose comme un problème mais plutôt une
délivrance.

Mais ça, c’était sans compter la pression sociale ! Alors
que rien ne semblait ternir le tableau, j’ai eu droit à à peu près tous les
clichés qu’on est en mesure de s’attendre de la part de son entourage. Comme si
ma famille et mes amies s’étaient passées le mot pour me faire angoisser le
plus possible. Et finalement, à force de me voir répéter chaque jour les
dialogues d’une mauvaise comédie romantique, j’ai fini par stresser pour de
vrai.Mais laissez-moi plutôt vous faire profiter de quelqueséchantillons :

« Bientôt la ménopause hein, tu ne devrais pas être si
stoïque. »(la ménopause à 28 ans, donc…)

« Oui, tu t’épanouis dans ton travail mais pour une femme,
le véritable épanouissement ne vient qu’en fondant une famille. »(Heureusement qu’on s’est battues pour l’émancipation desfemmes hein)

« Fais moins la difficile et trouve toi un bon mari.
Dans le temps, les mariages arrangés pouvaient être heureux tu sais. »(Je vais le prendre riche, tiens. Histoire de jouer la cartevénale jusqu’au bout)

« Tu as essayé les sites de rencontres ? TU NE
PEUX PAS être seule puisque nous, on est toutes en couple. »
(Bien sur. D’ailleurs j’adore recevoir des ordres sur comment mener ma vie)

« Trouver quelqu’un, c’est bien. Le garder, c’est
mieux ».(Et dans quel bouquin de vulgarisation psy as-tu trouvé cetadage complètement creux ?)

Dans l’idée, j’ai aussi eu droit à la table des célibataires
lors de mariages, aux dîners arrangés avec les clins d’œil appuyés de la part
des convives et aux inscriptions contre mon gré sur des sites de rencontres. L’angoisse
totale, quand on sait que mon célibat, à la base, ne me pesait pas. Arrivée à
presque la trentaine sans avoir encore trouvé un Jules digne de ce nom, ce
n’est pas la cata pourtant ?

Mais c’est ainsi que j’ai commencé à ressentir la fameuse
pression sociale. Très fort. D'abord, je me suis sentie seule alors que j’avais souhaité
cette solitude. Je me suis vue en souffrir. A envier les autres qui étaient
deux. Et somme toute, à devenir mal dans ma peau en l’espace de quelques
mois à peine alors qu’à bien y penser, ma vie était loin d'être moche.
Je sais bien au fond que tout partait d’une bonne intention, mais était-ce
vraiment obligé de me faire culpabiliser sans raison ? Et de vouloir à tout
prix instaurer cette fameuse « normalité » qui ne veut tellement rien
dire que c’en est indécent ?

Et puis, tadaaa. J’ai trouvé quelqu’un.Et puis, je me suis fiancée. Et pacsée.Je pensais être débarrassée des remarques et de lapression pour autant ? Sottises ! Rien n’a jamais cessé, ni ne cesseactuellement.

Quand mon couple a été établi, on m’a parlé appartement à
acheter.
Quand j’ai emménagé avec super-nouveau-copain –mais en location, on m’a parlé
mariage. (et on a fait la tronche parce que le Pacs, c’est moins
conventionnel).
Aujourd’hui que je suis pacsée, il faudrait que je tombe enceinte là,
maintenant, tout de suite. On ne me demande pas mon avis, mon libre-arbitre sur
le sujet ou comment mon compagnon et moi envisageons notre avenir ensemble. Non,
il ne faudrait pas pousser quand même.

Je sais pertinemment que lorsque j’attendrai un enfant, la
question du deuxième se posera vite. Celle de la famille, de l’éducation. Et
chaque Noël, chaque dîner sera ponctué de « conseils avisés » de
personnes qui feraient bien de se mêler de leur propre vie. En gros, toute
cette mascarade nommée pression sociale n’en finira jamais. Et cela, la
« moi » célibataire de 28 ans n’y avait vraiment pas pensé,
lorsqu’elle finissait par se morfondre seule devant « Grey’s
Anatomy » et son plat de pâtes.

Là où je veux en venir finalement, c’est de tenir compte le
moins possible de cette pression qui se fait nocive. Pour une raison très
simple : on n’en voit JAMAIS la fin. Elle est là à chaque étape de la vie,
elle s’incruste dans notre existence malgré nous et tente de nous dicter notre
conduite – tout en nous rendant malheureux et/ou en colère. Ce n’est donc même
pas une question de célibat, de couple ou de bébé mais plutôt qu’il y aura
toujours des personnes pour tenter de vous inculquer malgré vous une marche à
suivre ; celle-là même qui ne vous conviendrait pas forcément.

Et si avant, ce constat avait le don de me mettre hors de
moi, j’ai pris la liberté de m’en moquer copieusement aujourd’hui. Je me fiche
de respecter les conventions, les traditions, ce que la société m’impose
soi-disant. Il y aura toujours des personnes pour me mettre la pression, je ne
vais quand même pas me battre toute ma vie contre des moulins à vent !
Tout ce que je souhaite, c’est être heureuse avec des proches sur lesquels je
peux compter. Les autres contrariétés, elles, peuvent bien aller se rhabiller.

Et vous, la pression sociale, en avez-vous été la
cible ?

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