Vous êtes célibataire depuis des années ? Cette vérité que les psychologues dévoilent enfin sur vous va surprendre

Publié le ParRédaction Elle adore
Vous êtes célibataire depuis des années ? Cette vérité que les psychologues dévoilent enfin sur vous va surprendre © Reworld Media

On vous dit que rester célibataire depuis longtemps prouve une peur de l’engagement ou un raté intime. Et si la psychologie dessinait un portrait bien plus valorisant ?

Entendre depuis des années qu’on est « trop difficile » ou « phobique de l’engagement » parce qu’on reste célibataire finit par user. Dans une société où le couple reste présenté comme le scénario idéal de fin de film, ce choix interroge, inquiète parfois l’entourage, surtout passé 30 ou 40 ans.

Pourtant, plusieurs travaux et cliniciens décrivent une réalité bien différente : beaucoup de personnes célibataires depuis longtemps ne fuient pas l’amour, elles refusent surtout les demi-mesures. Et si votre célibat prolongé était le signe d’une exigence saine plutôt que d’un problème caché ?

Célibataire depuis longtemps : et si ce n’était pas une peur de l’engagement ?

La psychanalyste Cécilia Commo observe que « Dans beaucoup d’organisations sociales, les couples sont la norme. Le célibataire n’est pas exclu, mais il est rarement pensé (invitations à diner, vacances, hôtel) », explique-t-elle dans un article pour Doctissimo. Elle ajoute que « quelqu’un de seul est spontanément perçu comme quelqu’un à qui il « manque » quelque chose. Pas forcément de l’amour. Plutôt de la normalité, de la maturité ou de la stabilité ». Ce regard nourrit l’idée qu’un long célibat cache forcément une fragilité.

La sociopsychologue Bella DePaulo pose une autre question : « Croyez-vous qu’il faille vivre une relation amoureuse pour être vraiment heureux ? Que personne n’est complet sans l’amour d’un partenaire romantique ? Si c’est le cas, vous n’êtes pas seul », rassure-t-elle dans des propos relayés par Top Santé. Selon elle, cette croyance peut « faire partie d’un processus psychologique qui nuit au bonheur des célibataires en général, et même des personnes en couple ». Une étude publiée dans la revue Personality and Social Psychology Bulletin montre d’ailleurs que plus on met l’amour sur un piédestal, plus la peur du célibat augmente et plus la satisfaction de vie baisse, y compris en couple.

Du célibat subi au « délibataire » : quand la solitude devient un choix

Pour Cécilia Commo, un mot aide à sortir du cadre perdant du célibat « par défaut » : délibataire. Dire « Je ne suis pas seul par défaut, je suis seul par choix », c’est revendiquer une position. Elle précise encore : « Car si dire « Je suis célibataire » peut renvoyer à : je n’ai pas trouvé, je suis entre deux relations, j’ai été quitté, j’ai quitté, etc…, dire « Je suis délibataire » signifie : je ne suis pas en couple parce que, là, maintenant, je préfère autre chose ». Elle rappelle enfin que le célibat « qu’il peut être une position, pas un problème ».

L’ancienne thérapeute Saya Des Marais va dans le même sens. « Il est même suggéré que le célibat est un élément important pour être prêt à s’engager dans une relation », affirme-t-elle dans Top Santé. Une étude citée de Lancet Psychiatry relie justement le temps pour soi, les loisirs et l’autonomie quotidienne à une meilleure santé mentale. Un célibat choisi peut donc servir de terrain d’entraînement émotionnel avant, peut-être, une future relation.

Des standards amoureux élevés qui protègent plutôt qu’ils n’isolent

Pour beaucoup de personnes célibataires depuis longtemps, la solitude n’est pas un vide, mais un cadre de vie riche, avec des amis, des projets, des habitudes précieuses. Entrer en couple n’a alors de sens que si la relation ajoute du sens et de la douceur, au lieu de grignoter l’estime de soi ou la liberté. Des travaux publiés dans BMC Psychology montrent d’ailleurs que si les célibataires sont souvent perçus comme moins heureux, leur niveau réel de bien-être peut être comparable à celui des personnes en couple lorsqu’ils ont une vie sociale et personnelle nourrissante.

La clé se situe souvent là : vos critères portent-ils surtout sur le respect, la fiabilité, la capacité à soutenir vos projets, ou servent-ils à écarter toute intimité par peur d’être blessé ? Quand on sait dire non aux relations tièdes tout en restant ouvert, curieux et entouré, les psychologues y voient plutôt un signe de connaissance de soi qu’une phobie. Choisir la solitude plutôt qu’un compromis bancal peut alors ressembler non à une fuite, mais à une forme de loyauté envers soi.

Sources

En bref

  • En s’appuyant sur Cécilia Commo et Bella DePaulo, ce texte interroge le regard porté sur les personnes célibataires depuis longtemps dans nos sociétés.
  • Les études citées lient idéalisation de l’amour, peur du célibat et bien-être, et éclairent autrement ce qui se joue derrière un célibat prolongé.
  • Le texte esquisse comment des standards amoureux élevés et un célibat choisi peuvent protéger l’estime de soi, sans exclure une ouverture future à l’amour.