Avant de ressortir les pesticides, suspendez ce pot en terre cuite : cet insecte nocturne dévore jusqu’à 500 pucerons
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Au cœur du jardin, un simple pot en terre cuite peut loger un prédateur nocturne capable de faire chuter les colonies de pucerons. Où, quand et combien d’abris installer pour protéger rosiers et fruitiers sans pesticides ?
Au printemps, on croit avoir tout prévu pour le jardin, puis les pucerons s’installent en une semaine sur rosiers, jeunes fruitiers et potager. Feuilles collantes, boutons qui avortent… et la tentation de ressortir les pulvérisations chimiques revient aussitôt.
Il existe pourtant un allié discret, doté de pinces impressionnantes mais totalement inoffensif, capable de croquer des centaines de pucerons pendant la nuit. Avec un simple pot en terre cuite, il devient facile d’installer cet auxiliaire redoutable tout près de vos plantes les plus fragiles.
Le perce-oreille, faux nuisible mais vrai garde du corps
Longiligne, brun, terminé par deux pinces, le perce-oreille a longtemps fait peur, au point que beaucoup l’ont systématiquement écrasé. En réalité, ce forficule ne pique pas, ne mord pas et ne perce aucune oreille ; il se contente de se cacher la journée dans des recoins sombres et étroits.
Cet insecte nocturne adore au contraire les ravageurs du jardin : pucerons, petites chenilles et œufs divers. Sur un arbre colonisé, une petite troupe d’une dizaine d’individus peut engloutir jusqu’à 500 pucerons en une nuit, ce qui en fait un acteur clé de la lutte biologique dans un jardin sans pesticides.
Fabriquer un abri à perce-oreilles avec un pot en terre cuite
Problème : dans un jardin bien nettoyé, les tas de bois et amas de feuilles manquent souvent. Nous avons tous déjà vu ces petits hôtels à insectes boudés par leurs occupants… D’où l’intérêt de créer un vrai abri perce-oreilles pot en terre cuite : un petit pot percé, retourné, rempli de paille sèche, de foin ou de feuilles mortes, fermé par un morceau de grillage ou de filet, puis suspendu tête en bas. Le bord du pot doit toucher directement le tronc ou une branche, car le perce-oreille se déplace surtout en marchant.
Où, quand et combien de pots installer pour faire chuter les pucerons
Ces abris se posent dès la fin de l’hiver sur les arbres fruitiers et rosiers que l’on souhaite protéger, puis se renforcent au printemps si les colonies explosent. D’ailleurs, comptez un pot pour un petit arbre, jusqu’à trois pour un grand sujet, et un pot tous les deux mètres le long d’une rangée de rosiers ou près des cultures les plus attaquées au potager.
Installez toujours les pots à l’ombre, à l’abri des grosses pluies, et surveillez-les le matin : s’ils sont occupés, rien n’empêche de les déplacer délicatement vers un autre arbre infesté. Évitez en revanche d’en suspendre juste au-dessus des pêchers très mûrs ou des massifs de dahlias, que les perce-oreilles peuvent grignoter s’ils n’ont plus assez de pucerons à se mettre sous les mandibules.
Sources
En bref
- 🐜 Au printemps, les pucerons envahissent rosiers et jeunes arbres tandis que le perce-oreille, faux nuisible nocturne, devient un allié précieux du jardinier.
- 🪴 Un simple abri perce-oreilles en pot de terre cuite retourné, garni de paille, permet de concentrer ce prédateur près des plantes les plus fragiles.
- 🌿 Placement, calendrier et nombre de pots transforment cette astuce de biocontrôle en véritable stratégie anti-pucerons, tout en évitant quelques erreurs pourtant très fréquentes.
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