Potager : si vos tomates ne donnent rien, ces 3 fleurs méconnues font venir les bons insectes et sauvent vos récoltes

Publié le ParRédaction Elle adore
Potager : si vos tomates ne donnent rien, ces 3 fleurs méconnues font venir les bons insectes et sauvent vos récoltes © Reworld Media

Tomates qui fleurissent sans donner de fruits, jeunes pousses noircies de pucerons : et si le vrai manque venait des fleurs autour des légumes ? En installant quelques fleurs utiles au potager, les insectes alliés reviennent et vos récoltes changent d’échelle.

Au potager, tout le monde a déjà connu ces rangs de tomates ou de courgettes bien verts, mais presque sans fruits, pendant que les pucerons s’installent sur les jeunes pousses. On pense manque d’engrais ou mauvais arrosage, alors que le problème vient souvent d’un jardin trop silencieux, où abeilles et autres insectes utiles ne trouvent rien à manger.

Introduire quelques fleurs utiles au potager change ce scénario sans produits chimiques ni travail supplémentaire. En semant des floraisons ciblées entre les légumes, en bordures et au pied des fruitiers, on offre gîte et couvert aux butineurs et aux prédateurs de ravageurs. Reste à savoir quelles espèces installer pour que ce petit monde vienne vraiment travailler pour vos récoltes.

Pourquoi ces fleurs utiles au potager changent tout pour vos récoltes

Sans abeilles, bourdons, syrphes ou papillons, beaucoup de légumes donnent peu ou pas de fruits. Des fleurs très mellifères comme la bourrache et la phacélie apportent dès le printemps un nectar abondant quand les butineurs sortent de l’hiver. Associées à des corolles plus basses comme le myosotis, l’aubriète ou la giroflée ravenelle, elles créent une table ouverte où chaque insecte trouve sa place.

Ces mêmes massifs servent aussi de base arrière aux auxiliaires qui croquent les parasites. Les larves de syrphes par exemple raffolent des pucerons sur les choux et les fèves. Pour l’horticulteur Benedict Vanheems, le souci officinal, ou calendula, joue un rôle clé : « Les fleurs de calendula peuvent aider à protéger nos plantes en attirant des prédateurs de parasites, ceux qui se nourrissent de parasites à corps mou comme les pucerons », a-t-il expliqué au site Woman et Home.

Bourrache, phacélie et souci : le trio de fleurs alliées du potager

La bourrache sème presque toute seule, forme rapidement de grandes touffes et couvre ses tiges d’étoiles bleues très visibles. Ces fleurs offrent un nectar précieux aux abeilles à la sortie de l’hiver et tout au long du printemps. Placée en bande au pied des fraisiers, des tomates ou des courges, elle attire les butineurs exactement là où ils doivent passer pour assurer la nouaison.

La phacélie, avec ses épis violets enroulés, joue un double jeu : engrais vert qui protège le sol et véritable aimant à pollinisateurs grâce à son pollen abondant. Entre deux cultures ou au bout des planches, elle se sème facilement et fait littéralement bourdonner le jardin. Le souci officinal complète le trio en attirant à la fois pollinisateurs et prédateurs de ravageurs. La jardinière Jane Dobbs insiste aussi sur la force de ce parfum protecteur : « Les fleurs de calendula libèrent un parfum qui repousse les pucerons, les mouches blanches, certains types de coléoptères, les moustiques et les nématodes parasitaires des plantes. Cette plante peut également repousser d’autres parasites comme les papillons de chou, les limaces et les acariens, bien qu’elle ne puisse pas éliminer ces parasites. Même si le calendula n’est pas aussi puissant que certaines solutions chimiques de contrôle des parasites, il peut être efficace et écologique », a-t-elle expliqué à Woman et Home.

Où installer ces fleurs au potager pour un ballet continu d’insectes utiles

Pour profiter au maximum de ces auxiliaires, mieux vaut les disperser plutôt que de faire une seule plate-bande fleurie. Des rangs de bourrache et de soucis en bordure, quelques taches de phacélie au centre des planches, et des soucis glissés entre choux, tomates ou haricots créent un véritable maillage. Les pieds de fruitiers acceptent très bien ces semis, qui transforment leur base souvent nue en refuge coloré.

Autour du potager, des cascades de myosotis et d’aubriètes sur un muret, ou quelques touffes de giroflée ravenelle, prolongent la saison des fleurs et guident les butineurs vers les légumes. En semant bourrache, phacélie et souci de mars à mai, puis en laissant quelques plantes monter en graines pour le ressemis spontané contrôlé, le jardinier installe peu à peu un ballet d’insectes dont chaque visite compte pour la récolte.

Sources

En bref

  • Au potager, Benedict Vanheems et Jane Dobbs expliquent comment certaines fleurs utiles au potager soutiennent pollinisateurs et auxiliaires, améliorant directement les récoltes.
  • Un trio mené par bourrache, phacélie et souci structure des bordures et bandes fleuries, offrant nectar et refuge aux insectes clés du potager.
  • Placées avec soin parmi tomates, choux et fruitiers, ces floraisons orchestrent un ballet continu d’insectes utiles dont l’effet surprend souvent les jardiniers.