Après la tonte, ne faites plus ce geste avec vos déchets verts : jusqu’à 750 € d’amende, toute l’année
© Reworld Media
Au retour des beaux jours, un réflexe courant après la tonte peut désormais vous valoir jusqu’à 750 € d’amende. Loi, risques et alternatives changent la donne.
Printemps, tondeuse qui ronronne, odeur de gazon frais… et, vite, un tas d’herbe au milieu du jardin. Dans bien des familles, on a longtemps terminé la séance en allumant un feu de déchets verts au fond du terrain.
Ce geste que l’on croit pratique et économique n’a pourtant plus rien d’innocent. Brûler l’herbe de tonte et les branchages peut vous coûter jusqu’à 750 €, après le simple signalement d’un voisin. Mieux vaut connaître la règle… et trois solutions plus malines.
Le geste anodin après la tonte qui peut coûter très cher
Après la tonte, beaucoup rassemblent herbe coupée, feuilles mortes et branchages au fond du jardin, voire dans un incinérateur. Une allumette, quelques braises, et le tas disparaît en fumée : pas de sacs ni de remorque, la pelouse semble nette.
Pourtant, ces résidus sont des déchets verts, donc des biodéchets encadrés par la loi, comme tailles de haies et feuillages. En les brûlant, on ne “range” pas son jardin : on crée une nuisance pour le voisinage et infraction environnementale, qui peut être relevée.
Brûler ses déchets verts : ce que dit vraiment la loi
L’article L541‑21‑1 du Code de l’environnement interdit d’“éliminer les biodéchets par brûlage à l’air libre ou au moyen d’équipements extérieurs”, rappelle le ministère de la Transition écologique. Cette interdiction, valable partout en France toute l’année, vise à limiter la pollution de l’air et le risque d’incendie, que le feu parte d’un tas au sol ou d’un incinérateur de jardin.
L’article R541‑78 classe cette pratique en contravention de 4e classe : amende forfaitaire de 135 €, majorable à 375 €, avec un plafond de 750 € pour une personne physique. Il suffit qu’un voisin incommodé par la fumée appelle la mairie ou la police pour qu’un agent constate le feu et dresse le procès-verbal.
Que faire de l’herbe de tonte à la place du feu ?
Nous avons tous déjà soupiré devant ce tas d’herbe qui déborde du bac. Bonne nouvelle : l’herbe de tonte est une ressource en or dès qu’on la réutilise intelligemment :
- Compostage : alterner couches de tontes et matières sèches (carton brun, feuilles) donne en mois un engrais maison.
- Mulching : laisser un tapis d’herbe broyée sur le gazon nourrit le sol, garde l’humidité et limite l’arrosage.
- Déchetterie : pour le surplus, remplir des sacs de jardin et les déposer à la filière communale.
Petit bonus : ces solutions enrichissent la terre, réduisent les trajets et évitent fumée, odeurs et tensions avec le voisinage. Lors de la prochaine tonte, prévoir composteur, sacs de jardin ou mulching avant même de sortir la tondeuse reste une assurance anti‑amende.
Sources
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L’Ami Des Jardins
«Tondre le dimanche : la lourde amende que vous risquez»
En bref
- 🌱 Au printemps en France, de nombreux jardiniers brûlent encore leurs déchets verts après la tonte, sans imaginer l’amende pouvant grimper jusqu’à 750 €.
- ⚖️ Brûler ses déchets verts à l’air libre ou dans un incinérateur de jardin reste interdit toute l’année par le Code de l’environnement.
- ♻️ Compost, mulching ou filières communales transforment ce tas encombrant en ressource utile, avec des gestes simples qui changent aussi vos habitudes de tonte.
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