Ne plantez plus ces tuteurs en bois à 4 € : ce vieux accessoire de penderie protège vos tomates 3 fois mieux du vent
© Reworld Media
En début d’été, une simple bourrasque suffit encore à coucher vos jeunes tomates, malgré des tuteurs en bois à 4 € bien droits. Dans le Lot-et-Garonne, des maraîchers misent sur un tuteur tomates cintre métallique en arceau qui change tout au potager.
Début juin, le ciel s’est chargé, une rafale de vingt minutes est passée… et le rang de jeunes tomates s’est retrouvé couché. Les tuteurs en bois à 4 € plantés la veille tenaient encore droits, pendant que les tiges cassaient net à la base.
Ces piquets qu’on rachète finissent par coûter cher, tout en laissant le potager vulnérable au moindre coup de vent. Dans le Lot‑et‑Garonne, des maraîchers ont réglé le problème avec un objet que tout le monde a au fond d’un placard : un cintre métallique de pressing, déplié en arceau protecteur autour des jeunes tomates.
Pourquoi le tuteur en bois fait parfois plus de mal que de bien
Un tuteur en bois ou en bambou semble rassurant : bien planté, bien droit. Pourtant, lors d’une rafale, la tige se retrouve coincée entre le vent qui pousse et le piquet qui résiste ; la pression se concentre au niveau du lien et c’est la tige qui rompt, pas le piquet. Avec les modèles bas de gamme recouverts de plastique vert, qui pourrissent ou plient vite, c’est encore pire. Même les tuteurs en châtaignier ou acacia durent à peine un an et peuvent abriter spores et champignons s’ils sont réutilisés sans désinfection. À 4 € l’unité pour des tomates qui montent jusqu’à 2 m, cela fait cher pour un soutien finalement très risqué.
Le tuteur tomates cintre métallique qui encaisse le vent à la place du plant
Nous avons tous déjà accumulé ces cintres métalliques de pressing sans trop savoir quoi en faire. Les maraîchers du Sud‑Ouest en ont fait un allié : une fois le crochet coupé et le fil redressé, il suffit de le courber en U, avec un arrondi de 5 à 10 cm, puis de planter les deux extrémités autour du plant. L’arceau laisse la tige osciller librement ; il accompagne chaque bourrasque au lieu de la bloquer.
Résultat : les maraîchers ont constaté jusqu’à trois fois moins de tiges cassées sur leurs jeunes tomates repiquées. Le secret tient aussi au moment de la pose. L’arceau a été installé quand le plant mesurait entre 15 et 20 cm, dans une terre humide mais non détrempée, souvent juste après une petite pluie. Le fil fin pénètre alors sans déchirer les racines. En deux minutes par plant, ce tuteur tomates cintre métallique est en place, sans aucun lien à nouer.
Une protection qui dure, des tomates aux petits fruits
Une fois installés au pied des tomates, ces arceaux servent plusieurs saisons. Au fil de la croissance, il suffit de rouvrir légèrement le U avec les doigts pour élargir son étreinte sans blesser la tige. Le même principe fonctionne sur les groseilliers, framboisiers ou mûriers : quelques demi‑cercles de cintre redressent les branches, les éloignent du sol humide et offrent plus de lumière, donc plus de fruits.
Et pour ne pas manquer de matière, on pense récup : cintres de pressing conservés, bacs de recyclerie, dons sur Le Bon Coin, Geev ou Olio… autant de supports gratuits pour de futures récoltes.
En bref
- Début juin, dans le Lot-et-Garonne, des maraîchers voient leurs jeunes tomates cassées malgré des tuteurs en bois à 4 € pièce. 🌬️
- Ils réutilisent un cintre métallique de pressing transformé en tuteur arceau pour amortir le vent autour des plants fragiles. 🧰
- Cette astuce de tuteur tomates cintre métallique promet moins de casses, des économies et même d’autres usages sur petits fruits du jardin. 🌱
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