Après 80 ans, une étude sur 3 ans révèle que ces 5 minutes par jour relancent le cerveau, surtout si la mémoire flanche

Publié le Par Rédaction Elle adore
Après 80 ans, une étude sur 3 ans révèle que ces 5 minutes par jour relancent le cerveau, surtout si la mémoire flanche © Reworld Media

À Dallas, une étude de trois ans suit près de 4 000 adultes de 19 à 94 ans. Cinq minutes d’entraînement cérébral quotidien semblent changer la donne après 80 ans.

On a tendance à penser qu’à 80 ans passés, quand les noms s’échappent et que les mots se mélangent, le cerveau ne peut que décliner. Une étude du Center for BrainHealth de l’Université du Texas à Dallas raconte autre chose : avec seulement 5 minutes d’entraînement cérébral par jour, des octogénaires ont vu leurs capacités progresser. Pendant trois ans, près de 4 000 adultes ont été suivis. Les plus faibles scores de départ sont aussi ceux qui ont le plus gagné.

La recherche, publiée en 2026 dans la revue Scientific Reports, s’appuie sur le BrainHealth Project, une plateforme qui propose des activités d’entraînement de 5 à 15 minutes par jour. Tous les six mois, les volontaires passaient une batterie de tests regroupés dans le BrainHealth Index, un score global de santé cérébrale. Au fil des bilans, les courbes montent, y compris chez les plus âgés. Reste une question très concrète : que font exactement ces cinq minutes, et à quoi peut-on vraiment s’attendre après 80 ans ?

Une étude de 3 ans qui teste 5 minutes d’entraînement par jour

Selon l’étude publiée dans Scientific Reports, les participants réalisaient chaque jour de brèves séances d’entraînement mental structurées, de 5 à 15 minutes. Les exercices ciblaient trois dimensions : penser plus clairement, mieux réguler ses émotions et renforcer la connexion aux autres et au sens donné à sa vie.

Le BrainHealth Index repose sur une vingtaine de mesures mélangeant cognition, bien-être et sommeil, et compare chaque cerveau à ses propres scores précédents plutôt qu’à une moyenne d’âge. Un sous-groupe d’environ 400 personnes de la région de Dallas a aussi passé des examens d’imagerie cérébrale pour relier ces progrès à des changements dans le cerveau.

Les plus faibles scores gagnent le plus, même après 80 ans

Sur trois ans, les participants ont vu leur BrainHealth Index augmenter, y compris après 80 ans. Les plus fortes hausses concernaient les personnes qui partaient avec les scores les plus bas : à mesure qu’elles s’engageaient dans les micro-séances, leur niveau se rapprochait de celui des autres groupes.

Les chercheurs constatent que l’âge, le sexe ou le niveau d’études ne prédisaient pas ces progrès, alors que l’engagement dans le programme oui. Pour Lori Cook, directrice de la recherche clinique, les personnes aux scores initiaux les plus faibles avaient plus de marge de progression et davantage de motivation, parce qu’elles arrivaient avec des inquiétudes déjà présentes.

Cinq minutes par jour : ce que cette découverte permet et ce qu’elle ne promet pas

Les auteurs insistent : ces résultats décrivent une amélioration de la santé cérébrale, pas un traitement de la maladie d’Alzheimer ni un bouclier garanti contre la démence. L’échantillon, majoritairement féminin, blanc et diplômé, reste particulier, et le BrainHealth Index comme la plateforme sont encore en cours de validation et de brevet.

Les chercheurs préviennent enfin que ces résultats devront être confirmés dans des populations plus diverses que cet échantillon plutôt aisé. Pour Sandra Bond Chapman, directrice du Center for BrainHealth, « notre cerveau n’est pas défini par l’âge – il est défini par la possibilité ». Consacrer cinq minutes par jour à une tâche exigeante pour l’esprit pourrait déjà compter, même quand on se croit trop âgée pour progresser.

Sources

En bref

  • De 2019 à 2026, 4 000 adultes de 19 à 94 ans suivent en ligne le BrainHealth Project de l’Université du Texas à Dallas.
  • Des séances de 5 minutes d’entraînement cérébral par jour améliorent le BrainHealth Index, surtout chez les octogénaires aux scores initiaux les plus faibles.
  • Mais les chercheurs rappellent les limites de cette étude et les précautions à garder en tête avant de transformer ces cinq minutes en remède miracle.