Tomates : vous coupez toujours ces petites tiges, mais cette erreur vous fait perdre une récolte XXL au potager
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Au jardin, beaucoup coupent les gourmands de tomates sans vraiment savoir ce qu’ils sacrifient. Entre récolte XXL, mildiou et variétés buissonnantes, ce geste n’a pas du tout le même impact.
Au potager, le geste est presque automatique : dès qu’un rejet pointe entre la tige et une feuille, on le pince et on le jette. Ces tiges qu’on appelle gourmands ont été sacrifiées pendant des générations, simplement parce que tout le monde fait comme ça.
Pourtant, derrière ce rituel se cache un choix de jardinier : quantité de fruits, calibre, goût, risques de maladies… Couper n’est ni obligatoire ni interdit. La question devient : à quoi sert vraiment cette taille, et dans votre jardin, faut‑il continuer à supprimer tous les gourmands ?
Gourmands de tomate : de quoi parle-t-on ?
Un gourmand, c’est cette petite tige qui naît à l’aisselle d’une feuille, dans l’angle à environ 45° avec la tige principale. Elle pousse vite et peut devenir une vraie seconde tige, avec feuilles, fleurs et fruits. Autrement dit, on enlève souvent une future branche productive, pas une simple « voleuse de sève ».
Cette taille vient surtout de la culture professionnelle, où l’on conduit la tomate sur une seule tige pour faciliter le tuteurage et la récolte. Les experts de la Société nationale d’horticulture rappellent que la taille de formation des tomates améliore la circulation de l’air et permet des fruits plus gros, plus homogènes et plus précoces.
Tailler les gourmands : ce que ça change
Nous avons tous déjà hésité, sécateur en main, devant un plant bien fourni. En taillant, la plante concentre sa sève sur moins de grappes : les tomates deviennent plus grosses, mûrissent presque en même temps et le feuillage reste aéré. C’est précieux dans les régions humides, où un plant dense favorise le mildiou.
À l’inverse, garder les tiges secondaires augmente la photosynthèse : plus de feuilles, donc plus d’énergie. En bonnes conditions, ne pas couper peut donner environ deux fois plus de tomates, et 1,5 fois plus quand la saison est moyenne. Elles sont un peu plus petites, mais souvent plus savoureuses, car plus riches en sucres.
Faut-il les couper ? La vraie règle
La clé, c’est le type de tomate. Les tomates déterminées, dites buissonnantes, forment un petit arbuste qui s’arrête tout seul ; enlever leurs gourmands revient à supprimer des futures grappes. Sur elles, on se contente d’éclaircir un peu le centre.
Les tomates indéterminées, elles, grimpent sans fin : là, quelques gourmands en moins facilitent le tuteurage. On intervient une fois par semaine par temps sec. Évitez le matin couvert de rosée, privilégiez la fin d’après‑midi, puis testez un plant taillé et un laissé libre.
Sources
En bref
- Depuis des années, les jardiniers français taillent les gourmands de tomates chaque juin, pensant protéger la récolte et limiter le mildiou. 🌿
- En réalité, couper ces pousses secondaires modifie l’architecture du plant, la taille des fruits et leur précocité, selon variété et climat. 🍅
- Entre tomates déterminées, indéterminées, bouturage des gourmands et horaires de taille, quelques choix simples transforment vraiment la saison au potager. 🔍
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