Vipères au jardin : ces deux plantes très odorantes les font fuir, mais peuvent mettre votre famille en danger
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Entre murets, tas de bois et herbes hautes, les vipères trouvent parfois refuge à quelques mètres de la maison. Comment une simple bordure de deux plantes odorantes peut-elle les tenir à distance, sans les blesser ?
Premier soir de chaleur, on arrose les massifs, les enfants jouent près du muret… et soudain, une forme ondulante disparaît dans les herbes hautes. Vipère aspic ou simple couleuvre, la peur reste la même quand les serpents s’invitent près de la terrasse.
Bonne nouvelle : en France, tous les serpents sont protégés, on ne peut donc ni les tuer ni les capturer. En revanche, des plantes pour éloigner les vipères transforment discrètement les bordures du jardin en zone très désagréable pour elles, sans leur faire de mal.
Vipères au jardin : pourquoi elles adorent vos murets et tas de bois
Quand il fait chaud, vipères et couleuvres se faufilent dans les herbes hautes, les murets en pierre ou les tas de bois pour y trouver le frais et des proies. Elles préfèrent fuir le danger, mais surprennent souvent les humains.
Leur vue est médiocre ; elles analysent surtout les odeurs grâce à leur langue qui apporte les molécules à l’organe de Jacobson, situé dans le palais. Rendre l’air désagréable autour de la maison devient donc bien plus efficace que n’importe quel piège.
Rue officinale et hellébore fétide : la barrière odorante qui fait fuir les serpents
Nous avons tous déjà sursauté en voyant filer une silhouette sombre le long du grillage. La rue officinale (Ruta graveolens), petit arbuste de 60 à 80 cm au feuillage bleu‑vert et fleurs jaunes, agit comme plante répulsive vipères, sans les empoisonner : son odeur puissante brouille l’organe de Jacobson et fait contourner la zone.
Pour les coins plus frais, l’hellébore fétide (Helleborus foetidus), vivace d’environ 50 cm, porte en hiver de petites clochettes vertes au parfum tenace, mal supporté par les reptiles. On l’a plantée au pied des haies, le long des murets ou talus ombragés, en espaçant les plants de 40 à 50 cm sur deux rangs en quinconce, sur un paillage de gravier ou d’ardoise.
Toxicité, bande tondue et associations : sécuriser sans paniquer
Ces plantes ont un revers : la rue contient des furanocoumarines phototoxiques qui peuvent provoquer des brûlures au soleil, et l’hellébore renferme des hétérosides cardiotoniques, responsables d’une cardiotoxicité en cas d’ingestion. Gants, manches longues et absence de plantation près des aires de jeux, piscines, bacs à sable ou chenils sont indispensables.
Pour renforcer la protection, on aménage une bande de sécurité de deux mètres tondue très ras tout autour de la maison : plus d’herbes hautes ni de cachettes, les serpents n’aiment pas la traverser. Quelques touffes de lavande ou de népéta adoucissent l’odeur de la rue officinale et la vue des massifs, tout en laissant les reptiles jouer leur rôle d’alliés contre les rongeurs plus loin.
Sources
En bref
- En France, la peur des vipères au jardin pousse de nombreux foyers à chercher des plantes pour éloigner discrètement les serpents des abords. 🐍
- Deux espèces très odorantes, disposées en bordure continue et combinées à une bande de gazon tondue à ras, créent une véritable barrière végétale anti-serpents. 🌿
- Cette stratégie naturelle exige toutefois quelques précautions de plantation et de sécurité, notamment avec les enfants et les animaux, qui réservent des surprises aux jardiniers. 🤔
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