Terrasse plein sud étouffante en canicule : j’ai planté cet arbre il y a 3 ans, cet été le parasol n’a plus servi
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Terrasse plein sud, canicule et parasol inefficace : notre coin repas était devenu impraticable. Trois ans après avoir planté un arbre d’ombre bien choisi, le décor a radicalement changé.
Une terrasse plein sud peut sembler idyllique au printemps, mais en plein été elle se transforme vite en plaque chauffante. Parasol qui s’envole au moindre coup de vent, voile distendue, store banne hors de prix : rien ne réussissait vraiment à rafraîchir notre coin repas.
Alors, on a tenté autre chose : planter un arbre à quelques mètres de la maison, juste au sud de la terrasse. Trois ans plus tard, le feuillage a dessiné un véritable toit vert… et le parasol est resté au garage tout l’été.
Avant l’arbre, une terrasse inhabitable
À chaque canicule, les dalles emmagasinaient la chaleur et la baie vitrée surchauffait le salon. Sous le parasol, l’air restait lourd, presque étouffant, car la toile bloquait le soleil sans vraiment faire baisser la température.
D’ailleurs, un arbre, lui, ne se contente pas de faire de l’ombre. Ses feuilles ont rejeté de la vapeur d’eau, créant un courant d’air frais que les paysagistes appellent évapotranspiration ; sous sa ramure, on a gagné plusieurs degrés par rapport à la terrasse nue.
Le mûrier-platane, l’arbre parasol qui a tout changé
Notre choix s’est porté sur un mûrier-platane stérile (Morus platanifolia ‘Fruitless’), un petit arbre caduc à grandes feuilles, capable d’atteindre 4 à 6 m de haut et 5 à 6 m d’envergure en quelques années. Planté en plein soleil, à environ 4 à 5 m de la façade et légèrement décalé vers le sud-ouest, il a très vite projeté son ombre exactement sur la zone repas aux heures les plus chaudes.
Nous avons tous déjà été tentés par un saule pleureur, un peuplier ou un bouleau qui promettent une ombre immédiate. Pourtant, leurs racines très puissantes soulèvent terrasses, fissurent fondations et percent les canalisations en quelques années ; le mûrier-platane, lui, reste beaucoup plus sage si on respecte au moins 3 m de distance avec la maison et 5 à 8 m pour ces grands arbres trop gourmands en eau.
Planter et tailler pour une ombre express
Pour profiter vite de son ombre, le mûrier-platane a été planté en automne, dans un trou deux fois plus large que la motte, avec un peu de compost. Un tuteur l’a maintenu la première année, puis des arrosages espacés mais généreux ont aidé les racines à descendre.
- Tailler en fin d’hiver.
- Garder 3 à 4 branches charpentières.
Chaque fin d’hiver, les rameaux ont été raccourcis pour densifier la « toiture » tout en gardant ces branches principales. En trois ans, la terrasse a retrouvé une ombre douce et continue, sans parasol.
En bref
- En trois ans, un mûrier-platane stérile planté au sud d’une terrasse plein sud a remplacé parasol et store, changeant totalement le confort estival. 🌳
- Plantation, distance avec la façade, arrosage, puis taille en parasol ont permis de créer rapidement une véritable toiture végétale au-dessus du coin repas. ✂️
- Reste à éviter certains arbres aux racines agressives et quelques erreurs de placement qui peuvent transformer ce rêve d’ombre en vrai casse-tête. 🤔
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