Chien en voiture : cette façon de l’installer à l’arrière, jugée pratique, est en réalité la plus dangereuse

Publié le ParRédaction Elle adore
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Sur la route des vacances, un chien à l’arrière en voiture rassure souvent son maître, mais les crash-tests racontent une toute autre histoire. Entre inertie, Code de la route et équipements adaptés, la marge d’erreur se révèle bien plus faible qu’on ne l’imagine.

Vacances d’hiver, coffre plein, skis sur le toit et, à l’arrière, le chien roulé en boule sur la banquette. Il baille, ferme les yeux, ne bouge presque pas. Beaucoup de conducteurs se disent alors qu’un chien à l’arrière en voiture, calme et « coincé », ne risque pas grand-chose.

Les spécialistes de la sécurité routière décrivent pourtant ce tableau comme l’un des plus dangereux, pour l’animal mais aussi pour les humains assis devant lui. En cas de freinage d’urgence ou de choc, ce passager pas tout à fait comme les autres peut devenir une arme redoutable.

Chien à l’arrière en voiture : une sécurité qui vole en éclats au premier choc

On entend souvent cette phrase rassurante : « De toute façon, il est coincé entre les bagages et le siège, il ne bougera pas », résument souvent des maîtres, cités par Trucmania. Le chien paraît sage, parfois vaguement attaché, ou simplement calé par les valises. Mais au moment d’un choc, c’est la physique qui décide, pas le calme apparent.

Lors d’une collision à 50 km/h, un chien d’environ 19 kilos peut s’écraser sur le siège avant avec une force approchant la tonne. Un petit chien de 5 kilos atteint déjà près de 300 kilos à 60 km/h, rappellent les crash-tests du Touring Club Suisse. Les essais montrent aussi que l’animal peut briser le dossier du siège avant et briser la colonne du conducteur ou du passager.

Ce que le Code de la route attend du conducteur avec un chien à bord

La loi française ne cite pas le chien noir sur blanc, mais plusieurs articles encadrent sa présence. « Le conducteur doit être maître de son véhicule en toutes circonstances », stipule le Code de la route, cité par Trucmania. L’article R412-6 impose que ni les passagers, ni les objets, ni un animal ne réduisent les gestes ni le champ de vision du conducteur.

Un chien qui passe la tête entre les sièges, saute sur les genoux ou se faufile vers les pédales peut donc suffire à caractériser une infraction. Le Code rural, via l’article R214-50, exige aussi un transport compatible avec les besoins vitaux de l’animal. Selon les situations, l’amende va d’une petite contravention d’environ 35 € à une contravention de 4ᵉ classe à 135 €, pouvant grimper jusqu’à 375 € en cas de majoration.

Comment vraiment sécuriser un chien à l’arrière de la voiture

Pour protéger tout le monde, l’improvisation laisse place à quelques solutions éprouvées :

  • Caisse de transport : rigide, de taille adaptée, solidement sanglée dans le coffre ou au sol entre les sièges pour les petits modèles. Elle agit comme une cellule de survie.
  • Harnais de sécurité : fixé à la ceinture via une boucle courte, attaché uniquement au harnais et jamais au collier pour éviter l’étranglement.
  • Grille de séparation : vissée entre coffre et habitacle sur les breaks et SUV, plus fiable qu’un simple filet souple.

Les experts recommandent de régler la sangle assez court pour que le chien ne puisse pas passer par-dessus le dossier. La caisse ou le harnais doivent être testés sur de petits trajets, avec récompenses, afin que l’animal associe cette nouvelle place à quelque chose de positif. Une fois ces réflexes installés, toute la voiture voyage beaucoup plus sereinement.

En bref

  • En France, de nombreux conducteurs roulent avec un chien à l’arrière en voiture, persuadés qu’un animal calme et coincé entre les bagages reste protégé.
  • Les chiffres d’inertie, les crash-tests et les exigences du Code de la route montrent pourtant que ce passager peut devenir dangereux pour la voiture.
  • Solutions de transport, réglages du harnais et placement de la caisse à l’arrière sont passés en revue pour transformer ce risque en priorité absolue.