Oisillons au jardin : ce geste à refaire chaque année avant fin février dans vos nichoirs, sinon ils ne survivront pas
© Reworld Media
En février, alors que le jardin semble endormi, les oiseaux y jouent déjà l’avenir de leurs nichées. Un simple oubli autour des nichoirs suffit pourtant à condamner des oisillons entiers.
À la fin de l’hiver, le jardin paraît encore figé, mais dans les haies et sous les toits, tout s’accélère déjà. Mésanges, moineaux, rouges-gorges et sittelles inspectent chaque trou, chaque fissure, pour trouver le futur berceau de leurs petits. Les ornithologues le répètent tous les ans : sans aide humaine, beaucoup de oisillons n’atteignent jamais le mois de mai.
La plupart des propriétaires de jardins pensent qu’il suffit d’installer un joli abri au printemps. En réalité, tout se joue dès février, quand ces oiseaux réservent leurs emplacements. Un détail négligé maintenant transforme un refuge en piège mortel. Et ce détail-là, les spécialistes insistent vraiment pour qu’il ne soit plus oublié.
En février, le logement des oisillons se décide déjà dans vos nichoirs
Les vieux arbres creux disparaissent, les façades sont lissées, les toitures bien fermées : la crise du logement frappe de plein fouet les oiseaux cavicoles. Pour compenser, installer des nichoirs adaptés dès la fin de l’hiver devient indispensable. Un trou de 26 à 28 mm convient aux mésanges bleues, quand 32 à 34 mm attirent mésanges charbonnières ou moineaux domestiques.
Le matériau compte tout autant. Le bois brut non traité, non poncé à l’intérieur, permet aux jeunes de s’agripper au moment de l’envol. Des parois épaisses d’au moins 1,5 à 2 cm limitent les chocs de température. Idéalement, l’ouverture regarde vers l’Est ou le Sud-Est, pour profiter du soleil du matin sans cuire en plein après-midi.
Le geste vital répété chaque année : le grand nettoyage des nichoirs
Le vrai geste qui sauve, c’est le nettoyage sanitaire des abris utilisés l’année précédente. Les anciens nids, gorgés d’humidité, abritent puces, acariens, larves d’insectes et spores de champignons. Pour des oisillons à peau nue, au système immunitaire encore immature, une infestation de ce genre est souvent fatale, même si la nourriture ne manque pas.
Ce ménage doit être fait avant la fin février, quand les cavités sont encore vides. La méthode reste simple et rapide :
- Décrocher le nichoir et vérifier qu’aucun oiseau ne l’occupe déjà.
- Vider complètement l’ancien nid dans un sac poubelle fermé.
- Frotter vigoureusement l’intérieur avec une brosse dure.
- Verser de l’eau bouillante pour éliminer les parasites, sans aucun produit chimique.
- Laisser sécher à l’air libre, puis remettre en place entre 2 et 3 mètres, solidement fixé et très légèrement incliné vers l’avant pour évacuer la pluie.
Canicules, sécheresse : les gestes en plus pour aider les jeunes oiseaux
Avec la hausse des épisodes de canicule, certains nids sous les toits montent jusqu’à 60 °C. Des martinets affolés se jettent alors dans le vide pour ne pas brûler, tandis que la boue des nids d’hirondelles se dessèche et casse. En ville comme à la campagne, la perte d’ombre et de cavités accentue encore la difficulté pour les familles d’oiseaux.
Quelques aménagements complètent l’action sur les nichoirs. Des gamelles d’eau peu profondes, changées souvent et nettoyées régulièrement, offrent un point de boisson et de baignade vital. Elles doivent rester en zone dégagée, bien visible, pour que les oiseaux repèrent les chats à distance. Un simple bac rempli de boue aide les hirondelles à consolider leurs nids, tandis qu’une petite mare et un coin de jardin laissé un peu sauvage fournissent fraîcheur et insectes. Si un oisillon est trouvé au sol, la règle reste de contacter d’abord un centre de soins avant de tenter quoi que ce soit.
En bref
- En février, mésanges, moineaux et rouges-gorges cherchent des abris, tandis que les ornithologues alertent sur un entretien crucial pour la survie des oisillons.
- Un geste d’entretien simple, à effectuer avant fin février sur les abris, est décrit étape par étape pour limiter parasites, humidité et autres risques sanitaires.
- Le texte aborde aussi canicules, sécheresse et aménagements du jardin, en montrant comment quelques choix discrets changent le destin de nombreuses nichées.
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