Cette erreur d’arrosage de fin d’hiver ruine vos plantes d’intérieur : voici le bon rythme à adopter
© Reworld Media
En fin d’hiver, vos plantes d’intérieur encaissent lumière plus forte et chauffage à fond, entre feuilles molles et pointes brunes. Quel rythme d’arrosage adoptez-vous sans les fragiliser ?
Les journées rallongent, la lumière s’invite à nouveau derrière les vitres et, pourtant, vos pots racontent une autre histoire : feuilles molles, pointes grillées, terreau qui met des jours à sécher. À ce moment charnière, le arrosage plantes d’intérieur en hiver devient une vraie question, surtout quand le chauffage tourne encore.
Entre décembre et janvier, les plantes ont ralenti au maximum leur activité et ont eu besoin d’environ 50 % d’eau en moins. En février, la sève commence à remonter, mais pas au rythme de juillet. Passer brutalement du régime sec au mode été suffit à provoquer pourriture des racines ou dessèchement du feuillage. Le secret se joue dans cette fin d’hiver un peu piégeuse.
Fin d’hiver : une transition hydrique à gérer au millimètre
En hiver, beaucoup continuent d’arroser « comme d’habitude », persuadés qu’ »une plante, ça boit toute l’année ! ». Résultat : terreau constamment détrempé, feuilles jaunes et molles, odeur de moisi, puis apparition de taches brunes. Les sources rappellent que les racines s’asphyxient quand l’eau stagne, ouvrant la porte aux champignons et aux maladies.
À l’inverse, d’autres gardent le rythme très espacé du plein hiver alors que la lumière a bien augmenté. Terreau sec en profondeur, feuilles pendantes et cassantes signalent un sous-arrosage marqué. Et ces fameuses pointes brunes sur les bords peuvent cumuler air trop sec du radiateur, manque d’humidité ambiante et arrosage mal adapté.
Observer avant d’arroser : la méthode simple pour régler le rythme
Avant de remplir l’arrosoir, un rapide tour d’inspection s’impose. L’apparition d’une nouvelle feuille vert tendre au cœur de la plante ou le gonflement de petits bourgeons indiquent que l’activité reprend. Si rien ne bouge et que la plante semble figée, mieux vaut conserver un rythme hivernal allégé encore quelques semaines.
Le geste le plus fiable reste le test du doigt sur 2 à 3 cm de profondeur. Pour décider, trois vérifications rapides suffisent :
- La terre est-elle fraîche et sombre en profondeur ou franchement sèche et claire ?
- Le pot paraît-il léger quand on le soulève, ou encore bien lourd ?
- Les feuilles sont-elles fermes ou au contraire molles, pendantes ?
En plein repos, un arrosage toutes les 2 à 3 semaines suffit souvent. Dès février, la plupart des plantes vertes (hors cactus et plantes grasses) apprécient un arrosage modéré environ une fois par semaine, seulement si le substrat a séché en surface. Les cactus et succulentes, eux, restent sur un arrosage très espacé, parfois mensuel.
Le bon geste d’arrosage et l’influence du chauffage
L’eau du robinet peut descendre vers 5 °C en fin d’hiver. Pour les plantes tropicales, ce froid crée un choc thermique qui stresse les racines. L’idée est donc de laisser l’eau reposer quelques heures dans l’arrosoir pour qu’elle atteigne la température de la pièce, puis d’arroser doucement jusqu’à ce que l’excès s’écoule en soucoupe. On vide ensuite cette eau au bout de 20 minutes environ, tout en vérifiant que le drainage fonctionne et en griffant légèrement la surface du terreau pour éviter une croûte imperméable.
Quand les radiateurs assèchent l’air, les feuilles brunissent par les pointes même si le terreau est correctement géré. Le spécialiste Álvaro Pedrera conseille de regrouper les plantes pour créer un microclimat plus humide, de les éloigner des sources de chaleur directe et, pour les espèces sensibles, de profiter des pièces naturellement humides. « Les salles de bains sont très humides, et même si tout le monde n’aime pas ça, certaines plantes l’apprécient comme si elles étaient dans leur propre spa personnel », a-t-il expliqué au média Infobae, en précisant que « il faut que la salle de bain dispose d’une fenêtre ou d’une bonne lumière naturelle ». Une brumisation légère vient compléter l’arrosage du pot sans l’alourdir, en attendant l’explosion de verdure du printemps.
Sources
En bref
- En février, les plantes d’intérieur sortent doucement de dormance tandis qu’Álvaro Pedrera alerte sur les dégâts liés à un arrosage mal adapté.
- Observer le feuillage, tester le terreau à 2–3 cm et tenir compte du chauffage permettent d’ajuster la fréquence d’arrosage en fin d’hiver.
- Entre surplus d’eau, sécheresse du substrat et air trop sec, quelques repères simples aident à éviter les pointes brunes juste avant le printemps.
Abonnez-vous pour ne rien rater de l’actualité