Le traiter comme un enfant : cette erreur avec votre chien peut le rendre malheureux sans que vous le voyiez
© Reworld Media
Chaussettes de Noël, spa canin, visioconférences interrompues : pour beaucoup, le chien est devenu l’enfant du foyer. Mais à force de l’humaniser, que risque ce compagnon qui ne parle qu’avec ses pattes et sa truffe ?
Votre chien a sa chaussette de Noël à son nom, un tiroir rempli de jouets et une dizaine de surnoms que même votre famille ne suit plus ? Pour beaucoup de Français, le compagnon de la maison a glissé du statut d’animal de compagnie à celui de petit dernier du foyer. Et les attentions suivent.
Entre fêtes d’anniversaire avec gâteau spécial, séances de spa canin et manteaux assortis, traiter son chien comme un enfant est devenu un marqueur affectif autant qu’un business florissant. Derrière ces cadeaux, mots doux et photos partagées à l’infini se joue pourtant autre chose : la place réelle du chien dans la famille.
Quand traiter son chien comme un enfant devient un quotidien à part entière
Dans les rayons d’animalerie et sur les réseaux, rien ne semble trop beau pour ce « bébé à poils » : gâteaux d’anniversaire sans gluten, massages aux huiles essentielles, imperméables griffés. Même les accessoires du quotidien se transforment, comme ce collier avec laisse intégrée vendu 1,39 € chez Gifi. Selon une « source proche du dossier », la marque perdrait un million d’euros par jour, a rapporté BFM RMC Conso pour l’AFP.
Ce foisonnement d’objets et de services accompagne une véritable parentalité interspécifique. Le chien devient l’ancre émotionnelle d’un foyer souvent soumis au stress, présent la nuit comme le jour, toujours partant pour écouter sans juger. Les routines de promenade, de repas ou de coucher structurent autant le maître que l’animal, au point que beaucoup racontent avoir l’impression d’élever un enfant, simplement doté de poils et de coussinets.
Télétravail et présence constante : quand le chien-enfant ne vous lâche plus
Avec le télétravail, la proximité devient quasi permanente. Beaucoup de chiens réclament alors plus de jeux, de câlins, interrompent les visioconférences par des aboiements ou se mettent à lécher et mordiller tout ce qui traîne. Certains jalousent même l’ordinateur, se glissant sous le bureau ou posant la truffe sur le clavier dès que l’attention du maître se détourne.
Peu à peu, ce chien traité comme un enfant supporte mal la moindre séparation. Certains développent une vraie anxiété de séparation inversée : impossible de quitter la pièce sans gémissements ou destruction de coussins. D’autres, surprotégés, n’ont presque plus le droit de renifler les poubelles, de se rouler dans la boue ou de saluer leurs congénères, ce qui favorise aboiements intempestifs, destructions et hyper-attachement.
Gâter son chien sans l’étouffer : des attentions qui respectent sa nature
Les spécialistes rappellent qu’un chien heureux a d’abord besoin de vivre comme un chien : marcher, renifler, rencontrer d’autres chiens, se reposer dans un coin tranquille. Plutôt que d’accumuler les manteaux et les colliers à strass, mieux vaut investir dans des balades variées, une éducation cohérente et des jeux d’occupation avec 30 à 80 g de croquettes selon son gabarit.
Les petites attentions gardent tout leur sens. Un collier pratique pour sortir vite, un tapis de fouille ou un os à mâcher peuvent vraiment améliorer son quotidien, là où une surdose de cadeaux purement humains ajoute surtout de la surcharge émotionnelle. Reste à garder en tête que les mots doux et les câlins comptent, à condition d’observer aussi les signaux d’apaisement de ce compagnon qu’on aime parfois comme un enfant, mais qui reste un chien.
Sources
En bref
- En 2026, de nombreux maîtres en France traitent leur chien comme un enfant, entre chaussettes de Noël, spa canin et tiroirs remplis de jouets.
- La parentalité interspécifique, renforcée par le télétravail, favorise hyper-attachement, jalousie, aboiements et autres troubles du comportement chez certains chiens.
- Ce contenu propose des pistes pour gâter son chien sans l’étouffer, en privilégiant des attentions adaptées à sa nature plutôt qu’à nos projections.
Abonnez-vous pour ne rien rater de l’actualité