Menthe du supermarché qui dépérit : ce geste en février la transforme en buisson géant dès le printemps

Publié le ParRédaction Elle adore
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En plein cœur de février, un simple pot de menthe fatigué peut changer de destin sur un rebord de fenêtre. Avec un verre d’eau et quelques gestes précis, la plante se transforme en réserve inépuisable, à condition de respecter un timing bien particulier.

Sur le rebord de fenêtre, un pot de menthe qui ramollit ressemble souvent à un achat raté. Pourtant, en fin d’hiver, ce même pot peut devenir le point de départ d’une vraie réserve de feuilles fraîches. Sans matériel compliqué, un simple verre d’eau suffit pour lancer une série de boutures très productives.

La clé se joue maintenant, entre fin février et début mars, au moment où les jours rallongent mais où le potager reste au froid. En choisissant de bouturer la menthe en février, on utilise cette période de réveil discret pour déclencher un enracinement rapide qui surprend par sa vitesse.

Pourquoi février est le moment le plus malin pour la menthe

À cette saison, la menthe a stocké de l’énergie dans ses tiges, prête à repartir dès que la lumière augmente. En prélevant des brins maintenant et en les installant au chaud, les nouvelles racines se forment avant que la plante ne consacre toute sa force au feuillage de printemps.

Dans de bonnes conditions, les observations montrent qu’environ 85 % des tiges plongées dans l’eau émettent des racines en moins de douze jours. Lancer les boutures en fin d’hiver donne alors un calendrier très confortable : verre d’eau en février, repiquage vers début mars, touffes déjà denses en avril et véritable buisson en juin.

Préparer les bonnes tiges et installer le verre d’eau

Que l’on parte d’un vieux pied au jardin ou d’un pot de supermarché qui dépérit, la méthode reste la même. On coupe des tiges bien vertes de 8 à 10 cm, de préférence sans fleurs, puis on retire toutes les feuilles de la moitié inférieure en conservant seulement deux ou trois paires au sommet pour limiter tout risque de pourriture.

Ces tiges sont placées dans un verre d’eau propre, près d’une fenêtre, dans une pièce chauffée autour de 18 °C, sans soleil direct. L’eau est changée tous les deux ou trois jours. En quelques jours, de petits bourrelets apparaissent sur les nœuds, vite suivis de filaments blancs : les racines se forment à vue d’œil, une étape souvent décrite comme bluffante.

Du verre au pot : gestes doux pour une menthe inépuisable

Dès que les racines atteignent 2 à 3 cm, soit environ deux semaines après la mise dans l’eau, vient le repiquage. Chaque bouture est installée dans un petit godet rempli d’un terreau léger pour semis et boutures, ou d’un terreau universel allégé avec un peu de sable. Un trou fait avec un crayon permet de glisser les racines sans les casser, avant de tasser très légèrement et d’arroser juste assez pour humidifier l’ensemble sans détremper. Un paillage organique de chanvre, de lin ou de tontes sèches aide ensuite à garder le sol frais et limite les maladies.

Les jeunes plants restent à l’intérieur ou sous châssis tant que les gelées sont possibles, toujours en lumière vive mais douce. Avec cette méthode de bouturage à l’eau, gratuite et simple, un seul brin prélevé en fin d’hiver se transforme en quelques semaines en une touffe généreuse, prête à fournir infusions, taboulés et desserts tout au long de la belle saison.

Sources

En bref

  • Fin février, un pot de menthe du supermarché sur le rebord de fenêtre devient un point de départ idéal pour bouturer la menthe en intérieur.
  • La technique repose sur un simple bouturage à l’eau, quelques tiges bien préparées et des conditions douces qui favorisent un enracinement rapide.
  • En quelques semaines, ces boutures de menthe passent du verre au pot et préparent un buisson généreux pour le début de la belle saison.