Dès la fin de l’hiver, plantez ces fleurs sans entretien : ballet de papillons garanti jusqu’à l’automne

Publié le ParRédaction Elle adore
Dès la fin de l’hiver, plantez ces fleurs sans entretien : ballet de papillons garanti jusqu’à l’automne © Reworld Media

Fin d’hiver, alors que le jardin semble vide, les premiers papillons sortent déjà affamés. Quelles fleurs planter maintenant pour les nourrir jusqu’aux gelées sans se ruiner en entretien ?

Le jardin semble encore endormi, les massifs sont nus et seules quelques feuilles mortes rappellent l’automne. Pourtant, à peine la température remonte, les premiers papillons et abeilles se réveillent déjà, en quête de nourriture. Beaucoup de jardins offrent alors un triste décor : des pelouses tondues, des plates-bandes vides, aucun repère coloré.

Dès que le thermomètre dépasse les 10 ou 11 degrés, ces butineurs sortent avec une réserve d’énergie très limitée. S’ils ne trouvent rien à butiner à proximité, le vol de retour devient impossible. La bonne nouvelle : quelques fleurs pour attirer les papillons au jardin, plantées dès la fin de l’hiver, suffisent à transformer ce désert en buffet continu jusqu’aux gelées.

Fin d’hiver : crocus, muscari et anémone de Caen ouvrent le bal

Pour nourrir les premiers visiteurs, le trio crocus, muscari et anémone de Caen fonctionne comme un véritable starter. Le crocus perce la pelouse ou les bordures dès la fin de l’hiver, ses coupes pleines de pollen étant faciles d’accès pour des insectes encore engourdis. Juste après, le muscari offre ses petites grappes bleues extrêmement mellifères, formant au fil des ans des tapis denses sans aucun effort.

L’anémone de Caen prend le relais avec une floraison plus longue et très colorée. Ces bulbes aiment un sol bien drainé : un peu de gravier ou de sable au fond du trou évite l’excès d’eau. On les plante en groupes de 5 à 15, à une profondeur équivalente à deux ou trois fois leur hauteur, pour créer des taches visibles de loin. Même en fin d’hiver, des bulbes déjà germés en godets permettent encore de rattraper la saison.

Buddleia, lavande et sauge : le massif 100 % papillons jusqu’à l’automne

Derrière ce premier buffet arrivent les stars de l’été. Le buddleia, surnommé arbre à papillons, porte de longues grappes parfumées de juillet à octobre. Installé en plein soleil, dans un sol pauvre mais bien drainé, il demande surtout une taille de nettoyage en fin d’hiver. Autour, la lavande et la sauge assurent une floraison généreuse du printemps au cœur de l’été, tout en résistant très bien à la sécheresse.

Pour prolonger encore la saison, la verveine de Buenos Aires, aux hautes tiges légères, et l’échinacée, avec ses cœurs proéminents qui servent de piste d’atterrissage, entrent en scène. Plantées dans le même massif, ces plantes mellifères se relaient naturellement : sauges et lavandes au printemps, verveine et échinacée en été, buddleia jusqu’aux premières gelées. Une fois bien installées, elles se contentent d’un arrosage occasionnel la première année.

Romarin et œillets d’Inde : un mini-théâtre à papillons pour les petits espaces

Près de la porte ou en pot sur un balcon, un pied de romarin fleurit discrètement au printemps, offrant un nectar apprécié, mais sur une courte période. En bordure, des œillets d’Inde aux fleurs jaune ou orange agissent comme des balises : leurs gros capitules servent de plateformes chauffantes où les papillons viennent se poser et se réchauffer. Leur floraison s’étire de l’été aux premières gelées, assurant un va-et-vient continu d’insectes.

Les deux apprécient le plein soleil, un sol plutôt pauvre et des arrosages espacés mais copieux. On installe le romarin au centre, puis trois ou quatre touffes d’œillets d’Inde en cercle ou en demi-lune, en laissant un peu d’air autour du tronc. Si l’on garde quelques fleurs fanées et graines en place en fin de saison, ce petit coin devient aussi un garde-manger hivernal pour les oiseaux, tout en restant un décor vivant de la fin de l’hiver à l’automne.

Sources

En bref

  • Fin d’hiver, crocus, muscari et anémone de Caen offrent les premières ressources aux papillons affamés et abeilles dès 10 à 11 °C.
  • Buddleia, lavande, sauge, verveine de Buenos Aires et échinacée composent un massif de fleurs pour attirer les papillons au jardin tout l’été.
  • Romarin et œillets d’Inde créent un mini-théâtre à papillons, discret mais très animé, qui réserve encore quelques surprises aux beaux jours.