Début mars : ce projet de haie gourmande qui transforme un simple jardin en refuge pour oiseaux et abeilles
© Reworld Media
Début mars, le jardin paraît étrangement silencieux alors que les mangeoires se vident. Et si une simple haie gourmande devenait le projet qui ramène la vie et la biodiversité chez vous ?
Le froid recule, les jours s’allongent, mais un drôle de calme peut flotter au jardin. Les mangeoires se vident plus vite que les oiseaux ne reviennent, et on se surprend à attendre le premier chant de mésange. Beaucoup remplissent les boules de graisse par réflexe, comme on rallume une veilleuse. Pourtant, derrière ce silence, une autre histoire se joue déjà dans les haies et les bordures.
En tout début de printemps, le calendrier du jardinier s’ouvre sur une courte fenêtre où tout peut basculer. Planter quelques arbustes au début mars, avant la montée de sève, permet de transformer un simple terrain en refuge nourricier pour la faune locale. Et si votre plus beau projet de saison était de créer une haie gourmande pensée pour la biodiversité plutôt qu’un simple décor, avec à la clé bien plus qu’un joli massif à regarder.
Haie gourmande et biodiversité : un refuge vivant plutôt qu’une simple clôture
Une haie gourmande, ce n’est pas qu’une suite d’arbustes pour cacher le voisinage. C’est un alignement de fruitiers qui offre abris feuillus, perchoirs et baies à picorer aux mésanges, rouges-gorges ou merles. Au début du printemps, ces oiseaux cherchent activement des lieux sûrs pour nicher, à l’abri du vent et des prédateurs. En donnant structure et hauteur à votre jardin, cette haie joue le rôle de petite lisière de forêt où la faune trouve gîte et couvert toute l’année.
Les fleurs précoces attirent abeilles et autres pollinisateurs, qui deviennent à leur tour un garde-manger pour les espèces insectivores. Plus bas, entre les branches mortes et les feuilles, se développent vers de terre et coléoptères qui nourrissent grives et merles. Une enquête menée en 2023 par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) a montré que les jardins dotés de haies fruitières variées, cultivées en zéro pesticide, sont beaucoup plus fréquentés que ceux laissés nus ou minéraux.
Début mars : bien planter sa haie gourmande pour qu’elle s’enracine durablement
Pour une haie gourmande vraiment solide, le créneau du début mars change tout. Le sol est encore frais et souple, assez humide pour que les jeunes racines s’installent sans stress. Avant la montée de sève, la plante consacre son énergie à s’ancrer en profondeur, ce qui la rend beaucoup plus résistante aux fortes chaleurs estivales. On profite aussi d’une terre facile à travailler, sans avoir à lutter contre la sécheresse de fin de printemps.
Le choix de l’emplacement compte autant que la date. Une orientation nord-sud offre un ensoleillement assez homogène sur les deux faces de la haie, gage de feuillage dense et de fruits bien sucrés. Au pied, un épais paillage organique en copeaux de bois, feuilles mortes ou paille garde l’humidité, limite les arrosages et crée un sol vivant. Cette couche abrite une microfaune discrète dont raffolent merles et grives, à condition de bannir totalement tout traitement chimique.
Cassis, groseillier à maquereau et amélanchier : le trio qui met le jardin en mouvement
Avec un cassis, un groseillier à maquereau et un amélanchier, vous offrez d’un coup cachettes touffues, fleurs très précoces et baies en abondance. Ces arbustes rustiques se plantent facilement en ligne ou en bosquet, et dès avril on observe déjà mésanges, rouges-gorges ou merles adopter ces nouveaux sanctuaires.
En bref
- Début mars, au jardin, la création d'une haie gourmande sans pesticides devient le projet clé pour attirer à nouveau oiseaux et biodiversité, selon la LPO.
- Sont expliqués le bon moment, l'orientation idéale et un trio d'arbustes fruitiers pour composer une haie gourmande vraiment utile aux oiseaux.
- On y entrevoit aussi comment cette haie gourmande transforme peu à peu un simple terrain en refuge vivant, animé dès les premiers jours d'avril.
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