Dégivrage tous les matins : cette fonction des voitures électriques qui vous change la vie, mais fait polémique
© Reworld Media
Chaque hiver en France, des millions d’automobilistes grattent leur pare-brise à –4 °C en jurant contre la corvée. Une méthode radicale, liée à la voiture électrique, promet pourtant de reléguer le dégivrage au passé et divise déjà.
À -4 °C, quand le jour tarde et que le pare-brise est figé de givre, sortir avec un grattoir relève vite du supplice. Dix minutes à gratter vitres et lunette avant même le café. Pour beaucoup d’automobilistes, ce rituel de dégivrage résume une journée ratée.
Entre cache pare-brise posé à la va-vite, sprays chimiques ou moteur laissé tourner sous la fenêtre, chacun cherche une astuce pour gagner du temps. Une méthode bien plus radicale promet pourtant de ranger le grattoir au fond de la boîte à gants… au prix d’un changement complet de façon de se déplacer.
Matins glacés : quand le dégivrage tourne à la corvée dangereuse
Sur le parking, certains laissent tourner leur moteur plusieurs minutes avant de partir. « Ce n’est peut-être pas très écologique, mais le temps que ma fille se prépare, la voiture est chaude », explique un automobiliste interrogé par France Bleu. Résultat : dix à quinze minutes en plus et un stress déjà installé.
Faute de patience, beaucoup roulent avec un simple hublot dégelé devant le volant, le reste du pare-brise encore voilé de glace. « Enfin ne perdez pas de vue que circuler avec les vitres latérales ou même simplement une lunette arrière non dégivrée peut entraîner une amende forfaitaire de 3ème classe d’un montant de 68 €. », rappellent des guides spécialisés. Sur chaussée glissante, les professionnels martèlent aussi : « Pas de freinage brusque si ça glisse ».
Eau bouillante, cache pare-brise : entre bonnes astuces et gros risques
Chaque hiver, la tentation revient de verser de l’eau très chaude sur le pare-brise gelé. « L’eau chaude, surtout pas : avec un pare-brise à -5 ou -10 °C, vous risquez la fissure. », prévient un garagiste de Dijon. D’autres méthodes, comme démarrer le véhicule longtemps avant de partir, usent le moteur à froid et génèrent une pollution inutile sous les fenêtres.
À l’inverse, les solutions classiques restent efficaces si elles sont bien utilisées. Cache pare-brise à quelques euros, grattoir en plastique, ventilation orientée sur le pare-brise, dégivrage moteur limité à quelques minutes : tout cela permet de partir avec un vitrage totalement dégagé, sans brûler de carburant pendant un quart d’heure.
Voiture électrique et pré-conditionnement : la méthode radicale qui fait débat
La rupture ne vient ni d’un nouveau grattoir ni d’un spray miracle, mais du passage à la voiture électrique. Son chauffage ne dépend plus d’un bloc moteur qui doit monter en température : des résistances ou une pompe à chaleur produisent de la chaleur presque instantanément. Avec le pré-conditionnement, on programme depuis son smartphone une heure de départ et une température, par exemple 21 °C, et l’habitacle se réchauffe pendant que l’auto est branchée.
À l’arrivée, on entre dans une voiture déjà chaude, pare-brise dégivré de l’intérieur, sans avoir touché au grattoir. Cette méthode a pourtant son revers : investir plusieurs dizaines de milliers d’euros dans un véhicule électrique pour gagner du confort reste hors de portée pour beaucoup, et certains s’interrogent sur l’usage de kilowatts pour chauffer une voiture vide.
Sources
En bref
- Par temps glacial en France, des automobilistes perdent dix minutes chaque matin à dégivrer leur pare-brise, au risque d’amendes salées pour visibilité insuffisante.
- Une méthode présentée comme la plus radicale promet de ranger définitivement le grattoir, en s’appuyant sur une technologie embarquée et un changement de véhicule.
- Coût d’achat, sobriété énergétique et inégalités de confort transforment cette promesse hivernale en véritable sujet de débat sur notre manière de nous déplacer.
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