J'ai adopté un chiot et personne ne m'avait parlé de ce « puppy blues » qui allait me faire regretter mon choix

Publié le ParRédaction Elle adore
J’ai adopté un chiot et personne ne m’avait parlé de ce « puppy blues » qui allait me faire regretter mon choix © Reworld Media

J’ai rêvé d’un chiot câlin, j’ai accueilli des nuits blanches, des pleurs et une fatigue que personne ne m’avait annoncée. Ce puppy blues post‑adoption a tout bouleversé, jusqu’à me faire douter de mon choix.

Un panier moelleux, un chiot qui dort en boule sur le canapé et des balades au soleil couchant : beaucoup de futurs maîtres imaginent leur vie avec un chien comme une bulle de douceur. Puis le chiot arrive, et la carte postale se froisse très vite entre les pipis sur le tapis et les nuits hachées.

Pour nombre de familles, les premières semaines après l’adoption d’un chiot ressemblent davantage à une garde intensive qu’à une comédie romantique. Fatigue, larmes en cachette, pensées du type « je n’y arriverai jamais » surgissent, alors qu’on pensait vivre un moment de pur bonheur. Ce décalage porte un nom : le puppy blues.

Quand le rêve d’un chiot se transforme en vigilance de tous les instants

Le choc survient souvent dès la deuxième nuit : pleurs incessants, sorties au petit matin dans le froid, impossibilité de récupérer. Le jour, le chiot mordille tout, ren renifle partout, oublie la propreté et réclame une attention constante. La vie tourne soudain autour d’un être minuscule mais épuisant, avec une charge mentale immédiate.

Dans ce contexte, beaucoup ressentent un regret fugace, parfois plus installé, accompagné d’une culpabilité lourde. Une étude finlandaise citée par des spécialistes évoque près de 50 % de nouveaux propriétaires qui rapportent des émotions négatives après l’arrivée du chien, et environ 10 % qui vivent une détresse très forte. Le fantasme du chiot parfait s’effondre, alors que l’attachement, lui, met du temps à se construire.

Puppy blues : une déprime post-adoption comparable au baby blues

Les éducateurs canins décrivent le puppy blues comme une période de tristesse, d’angoisse et de découragement après l’arrivée d’un chiot, proche du baby blues humain. La chute d’adrénaline post-adoption laisse place à une vulnérabilité émotionnelle marquée, surtout pendant les deux ou trois premières semaines. On se sent dépassé, incompétent, parfois honteux de ne pas « profiter » de ce moment.

Les déclencheurs sont bien identifiés, et se combinent souvent :

  • Perte de liberté : fin des grasses matinées, des sorties improvisées, des week-ends spontanés.
  • Changement brutal de routine : sorties sous la pluie pour les besoins, surveillance permanente dans la maison.
  • Pression de réussir l’éducation rapidement, de ne pas « rater » son chien aux yeux des autres.

Tenir le cap pendant les premières semaines avec un chiot

Pour traverser cette phase sans s’y perdre, les professionnels invitent d’abord à ajuster ses attentes. Un chiot ne devient pas propre en quelques jours et ne cesse pas de mordiller du soir au lendemain. Accepter une situation imparfaite fait baisser la pression et évite de se juger comme « mauvais maître » alors qu’on est surtout épuisé.

Des solutions concrètes aident à reprendre souffle : se relayer la nuit lorsqu’on vit à plusieurs, installer un parc à chiot pour souffler sans danger, demander l’avis d’un éducateur ou d’un comportementaliste pour valider ses gestes. Les études comme les témoignages concordent : au fil des semaines puis des mois, le système nerveux du chiot mûrit, la propreté progresse, le sommeil revient et la relation se renforce, bien au-delà de ce début chaotique.

En bref

  • Une nouvelle maîtresse raconte les premières semaines après l’adoption d’un chiot, quand la joie attendue laisse place au puppy blues inattendu.
  • Les nuits hachées, la propreté et la charge mentale transforment le quotidien, jusqu’à faire émerger regrets, culpabilité et sentiment de ne pas y arriver.
  • Entre études scientifiques et conseils d’éducateurs, le récit esquisse des pistes pour tenir durant cette phase sans en gommer la part de chaos.