Après 60 ans, ces personnes ne sont pas plus intelligentes : les psychologues révèlent le simple réflexe qui change tout

Publié le Par Rédaction Elle adore
Après 60 ans, ces personnes ne sont pas plus intelligentes : les psychologues révèlent le simple réflexe qui change tout © Reworld Media

Ils n'ont pas fait de grandes études, pourtant leurs débats passionnés en terrasse intriguent les plus jeunes. Que révèle vraiment la psychologie sur ces seniors mentalement vifs ?

Dans un article, une sexagénaire décrit un couple de sexagénaires dans un café, absorbé par un débat sur la physique quantique alors qu’il n’a étudié la science qu’au lycée. Beaucoup en déduisent que ces seniors sont plus intelligents que la moyenne, bénis par les gènes. Les psychologues qui étudient le vieillissement cognitif racontent une histoire beaucoup moins magique.

Pour ces chercheurs, les personnes mentalement vives après 60 ans n’ont pas forcément un QI exceptionnel : elles ont surtout refusé de mettre à la retraite leur curiosité. Des travaux de Radhika Santhanagopalan à l’Université de Chicago aux analyses d’Hara Estroff Marano ou de Nicole Whiting, MA, tout converge. La vraie différence, ce n’est pas le cerveau de départ, c’est ce qu’on continue à lui demander.

Pourquoi les personnes mentalement vives après 60 ans ne sont pas des génies cachés

On voit la retraitée de quatre-vingt-onze ans qui tient un blog sur les oiseaux de son quartier. On oublie les années passées à nourrir l’esprit. Hara Estroff Marano rappelle que « s’engager dans une activité mentale fait germer de nouvelles connexions entre les cellules nerveuses ». À l’inverse, un père qui, à soixante-quinze ans, décide d’arrêter d’apprendre voit vite son univers se rétrécir.

Pour les chercheurs, le cerveau ressemble moins à une machine qu’à un muscle qui s’entraîne. Quand on cesse de le solliciter, il perd en souplesse. Raquel Tatar Ph.D., Tammi Kral, Ph.D., et Caitlin Roa Ph.D. rappellent que « la curiosité est un élément clé du bien-être, et la cultiver est une compétence qui peut s’apprendre ». Une perspective rassurante pour ceux qui se sentent moins brillants.

Ce que la psychologie révèle sur curiosité, cerveau et vieillissement

Les recherches de Radhika Santhanagopalan montrent que les jeunes enfants posent sans cesse des questions, puis qu’autour de sept ou huit ans, ils commencent à éviter certaines informations. Les psychologues parlent « d’effet autruche » : on fuit ce qui risque de faire mal ou de contredire ses croyances. Utile sur le moment, ce réflexe rétrécit progressivement notre champ de pensée.

Un article de SciencePost qui présente ces travaux résume joliment que « grandir, c’est parfois apprendre à désapprendre – notamment cette formidable capacité d’émerveillement et de questionnement qui caractérise nos premières années ». Les seniors mentalement vifs sont souvent ceux qui ont désappris l’effet autruche : ils lisent des choses qui dérangent, posent des questions naïves, affrontent une nouvelle technologie sans se cacher derrière « je suis trop vieux ».

Comment cultiver sa curiosité après 60 ans pour rester mentalement vif

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour relancer la machine. Nicole Whiting, MA, explique que « la curiosité stimule la croissance en motivant une exploration au-delà de ce qui est familier ». Dans la pratique, cela peut vouloir dire suivre un cours, se mettre à l’aquarelle, rejoindre un club de lecture, apprendre une langue via une application ou faire du bénévolat.

Les femmes d’un club de dîner entre soixante-cinq et quatre-vingt-deux ans qui débattent chaque semaine de sujets variés ne cherchent pas un diplôme, mais le frisson de comprendre. Chacun peut s’inventer un rituel de questions : noter ce qu’il a appris, demander à un proche plus jeune d’expliquer un outil numérique, oser dire « je ne sais pas, raconte-moi ». Le cerveau continue alors à se rendre intéressant.

En bref

  • À partir des travaux de Radhika Santhanagopalan et d’autres psychologues, l’article suit des seniors de plus de 60 ans qui gardent un esprit étonnamment alerte.
  • Les experts y démêlent mythes et réalités sur le vieillissement cérébral, en expliquant comment certaines habitudes façonnent le cerveau bien plus que le QI d’origine.
  • Des pistes concrètes montrent comment raviver sa curiosité après 60 ans et transformer de petits gestes quotidiens en véritable entraînement mental stimulant.