Pulls d’hiver : cette erreur avant de les ranger favorise mites et mauvaises odeurs, beaucoup l’ignorent

Publié le ParRédaction Elle adore
Pulls d’hiver : cette erreur avant de les ranger favorise mites et mauvaises odeurs, beaucoup l’ignorent © Reworld Media

Avant de ranger ses pulls d’hiver, un détail négligé suffit à attirer mites et odeurs de renfermé. Ce protocole inspiré des musées textiles change tout au retour de l’automne.

Chaque automne, scène connue : on ressort les pulls d’hiver rangés quelques mois plus tôt et l’on découvre une odeur de renfermé, parfois un petit trou dans un col en laine. On pense à une fatalité liée aux saisons, sans imaginer qu’un geste oublié avant le rangement suffit à attirer les mites et à enfermer les mauvaises odeurs.

Ce geste se joue bien avant le pliage. Il concerne l’état réel du textile, puis un passage par une température extrême, comme le font les conservateurs de costumes anciens. Une fois que l’on connaît ce protocole, ranger ses pulls d’hiver devient un moyen sûr d’éviter trous, mites silencieuses et odeurs tenaces à l’automne.

Ranger des pulls « propres » qui nourrissent les mites

Un pull porté deux ou trois fois, sans tache visible, semble prêt pour le placard. Pourtant ses fibres ont absorbé transpiration, résidus de peau et parfum. Ces dépôts organiques invisibles fournissent la nourriture recherchée par les larves de mites des vêtements, qui ne s’intéressent pas tant au tissu qu’aux protéines déposées sur la laine et le cachemire.

Le lavage avant stockage devient la base. Les pulls en laine mérinos, cachemire ou mohair se lavent à froid, programme délicat, avec une lessive spéciale fibres naturelles, puis sèchent à plat sur une serviette pour éviter la déformation. Pour les matières synthétiques, peu attaquées par les mites, un rinçage au vinaigre blanc dans le bac adoucissant élimine les bactéries responsables des mauvaises odeurs.

Froid ou chaleur : l’étape secrète qui tue œufs et larves

Le vrai tournant vient ensuite : même lavé, un pull peut encore cacher des œufs déposés par une femelle, qui en pond entre 40 et 50 par cycle. Une exposition à 48 °C pendant 30 minutes suffit à éliminer ces œufs et les larves sur les pièces qui supportent le sèche-linge.

Pour les laines fragiles, le congélateur devient un allié. Il suffit de glisser chaque pull sec dans un sac hermétique, de le placer au congélateur pendant 72 heures, puis de laisser le sac revenir à température ambiante avant de l’ouvrir pour éviter la condensation. Cette méthode au froid, utilisée dans les musées textiles pour les costumes anciens, neutralise les œufs.

Boîtes, lavande et placard sain : un protocole complet

Vient ensuite le choix du rangement. Les sacs plastiques fins, totalement étanches, gardent l’humidité prisonnière et favorisent moisissures et odeurs. Mieux vaut des boîtes rigides à couvercle à joint ou des housses en tissu dans une armoire ventilée. Au-delà de 60 % d’humidité, un sachet de gel de silice dans chaque boîte aide à garder les pulls au sec.

Le placard lui-même doit être traité : une fois par an, aspirer les rainures, passer un chiffon imbibé d’huile de lavande ou d’eucalyptus, puis laisser les portes ouvertes 24 heures. Les sachets de lavande sèche et les blocs de cèdre, poncés tous les six mois, repoussent les adultes mais pas les larves. « Actuellement, aucune méthode scientifique et rationnelle de lutte biologique ne semble exister contre les teignes », explique l’entomologiste Georges Chauvin, cité par Terre Vivante.

En bref

  • Chaque automne, de nombreux pulls en laine ressortent troués ou malodorants à cause des mites des vêtements et d’un mauvais stockage.
  • Un protocole précis, combinant lavage adapté et traitement thermique discret, permet de préparer les lainages avant leur longue hibernation dans le placard.
  • Associé à des boîtes hermétiques, une humidité maîtrisée et quelques répulsifs naturels, ce rituel limite les mauvaises surprises lors du changement de saison.