Vous respirez cet air toute la nuit : ce que la NASA révèle sur la plante à mettre dans votre chambre

Publié le Par Rédaction Elle adore
Vous respirez cet air toute la nuit : ce que la NASA révèle sur la plante à mettre dans votre chambre © Reworld Media

Air de chambre saturé de COV et nuits hachées : le problème est souvent sous-estimé. Et si une simple plante d’intérieur, bien choisie, changeait vraiment l’ambiance sans tout régler ?

Réveil avec la gorge sèche, la tête un peu lourde, alors que la chambre est restée fermée toute la nuit : ce scénario est bien plus courant qu’on ne le pense. L’ennemi est souvent invisible, tapi dans l’air même que l’on respire pendant des heures.

Beaucoup misent sur une jolie plante posée près du lit pour “purifier” tout ça. L’idée fait rêver : un mini filtre vert, silencieux, qui travaillerait pendant le sommeil. La réalité est plus nuancée… mais une seule plante bien choisie peut tout de même changer l’ambiance de la chambre. Reste à comprendre comment.

L’air de la chambre est plus pollué qu’on le pense (et ça joue sur le sommeil)

En France, l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur rappelle que l’air des logements peut être jusqu’à 5 à 10 fois plus chargé en polluants que l’air extérieur. Dans une chambre, on retrouve un cocktail de COV (formaldéhyde, benzène, xylène, ammoniac) émis par les meubles, les peintures, les textiles, mais aussi de la poussière, du dioxyde de carbone et parfois de l’humidité excessive.

La nuit, ces particules irritent le nez et la gorge, favorisent les nez bouchés, les toux sèches et les réveils fréquents. Les gestes de base restent simples : aérer quelques minutes matin et soir, limiter les parfums d’ambiance et les produits ménagers agressifs, aspirer régulièrement. Les plantes d’intérieur viennent en renfort, comme un petit plus, mais ne remplacent jamais ces réflexes.

Plantes dépolluantes : ce que la NASA a vraiment testé… et ce que ça veut dire chez vous

À la fin des années 1980, la NASA s’est penchée sur les plantes capables de nettoyer l’air de stations spatiales fermées. Dans ces caissons hermétiques, certaines espèces comme le chrysanthème, le spathiphyllum (fleur de lune) ou le ficus éliminaient une partie du formaldéhyde, du benzène, du trichloréthylène, du xylène et de l’ammoniac. Bill Wolverton, chercheur sur cette étude, a même conclu que deux plantes de « bonne taille » pour neuf mètres carrés représentaient un bon compromis.

Mais ces résultats ont été obtenus dans des boîtes sans fenêtres, sans courants d’air, sans vie quotidienne. Des travaux plus récents, comme le programme Phyt’Air ou une étude publiée dans Nature Plants, montrent qu’il faudrait entre 10 et 1 000 plantes par mètre carré pour rivaliser avec une simple fenêtre ouverte. Chez soi, les plantes améliorent donc un peu l’humidité et retiennent une part de poussière, tout en apaisant l’humeur, mais l’aération quotidienne reste le “vrai” purificateur.

✨ L’astuce validée par la rédaction
Efficacité
7/10

Sérénité
8/10

🔍 Pourquoi ça fonctionne ?

Une plante transpire un peu d’eau, ce qui limite la sensation d’air trop sec, et ses feuilles retiennent une part de poussière. Dans le terreau, les micro-organismes participent à la dégradation d’une petite quantité de composés organiques volatils. Surtout, la présence de verdure agit comme une fenêtre sur la nature : le cerveau se calme plus facilement, le coucher devient un moment plus doux.

💡

Le petit plus : une seule plante peut déclencher de bons réflexes : ouvrir un peu plus la fenêtre pour la garder en forme, limiter les produits chimiques autour d’elle, instaurer un mini-rituel d’arrosage qui marque en douceur la fin de la journée.

🚫 À NE JAMAIS FAIRE : compter sur une petite plante posée sur la table de nuit pour “purifier” toute la pièce et oublier d’aérer, ou l’arroser à l’excès dans une chambre fermée, au risque de faire apparaître des moisissures dans le terreau.

Une seule plante dans la chambre : quelle “vraie” différence peut‑on attendre ?

Dans une chambre de 10 à 12 m², une plante de taille moyenne ne va pas transformer l’air en laboratoire stérile. En revanche, elle peut déjà rendre la pièce plus respirable et plus paisible. Une sansevieria supporte bien la lumière moyenne et les oublis d’arrosage, un spathiphyllum ou une fougère de Boston apprécient les ambiances un peu humides, un chlorophytum “plante araignée” ou un pothos se suspendent facilement pour libérer la table de chevet. L’idéal consiste à placer le pot à quelques mètres de la tête de lit, près d’une fenêtre sans bloquer les grilles de ventilation, à arroser sans détremper la terre et à essuyer parfois les feuilles. Dernier réflexe avant d’installer quoi que ce soit dans une chambre d’enfant ou avec des animaux : vérifier la toxicité de l’espèce choisie.

Sources

En bref

  • 🌿 En France, l’OQAI et la NASA rappellent qu’un air intérieur jusqu’à 10 fois plus pollué perturbe le sommeil dans les chambres fermées.
  • 🛏️ Une poignée de plantes d’intérieur ciblées, placées à distance du lit, améliore surtout humidité, confort visuel et ressenti respiratoire nocturne.
  • 🌱 Sansevieria, spathiphyllum, fougère de Boston ou pothos n’ont pourtant pas tous le même impact ni la même place idéale dans une chambre.