Canicule : je mettais une coupelle d’eau au jardin pour aider les abeilles, un apiculteur m’a révélé le piège caché
© Reworld Media
Chaque été, une simple coupelle d’eau trônait dans mon jardin en pensant aider les abeilles frappées par la canicule. Jusqu’au jour où un apiculteur m’a révélé le piège invisible qui s’y cachait et le geste à changer d’urgence.
En plein été, quand la canicule écrase le jardin, le geste paraît évident : poser une coupelle d’eau sur la terrasse pour aider les oiseaux et les abeilles. Quelques jours plus tard pourtant, le fond du récipient s’est rempli de petites silhouettes brunes, noyées.
Nous avons tous déjà cru bien faire ainsi. Jusqu’au jour où un apiculteur a soulevé la coupelle, montrant le cimetière miniature caché au fond. Son verdict a été sans appel : de nombreux points d’eau du jardin sont de véritables pièges pour les pollinisateurs.
Ce que l’apiculteur a vraiment vu au fond de la coupelle
En observant de près, cet apiculteur normand a montré que les abeilles venaient bien boire… mais ne repartaient pas. Sans support émergé, elles glissent, se retrouvent prises à plat sur la surface lisse, prisonnières de la tension superficielle. Une aile simplement mouillée suffit à empêcher tout redécollage.
Sur Pause-Maison, il résume en une phrase : « C’est toujours préférable de mettre de l’eau à proximité plutôt qu’elles s’épuisent à en trouver ». Car plus la canicule monte, plus ces erreurs coûtent cher. Oiseaux, bourdons, papillons subissent le même sort dans des coupes profondes, aux bords verticaux, quand quelques centimètres d’eau, un fond rugueux et des rives en pente suffiraient.
Ce dont les abeilles ont besoin en pleine canicule
Dans la ruche, la chaleur n’est pas qu’un inconfort passager. Le couvain doit rester autour de 35 °C pour se développer, même quand l’air extérieur frôle 40 °C. En période de canicule, une colonie peut utiliser jusqu’à environ deux litres d’eau par jour pour boire, ventiler et nourrir les larves.
Des ouvrières spécialisées ont transporté cette eau goutte à goutte, tandis que d’autres ont battu des ailes pour créer une véritable climatisation naturelle. Si le point d’eau se trouve loin, ces butineuses s’épuisent sur les allers-retours, la colonie se fragilise… et le potager reçoit moins de visites sur ses fleurs de tomates, courgettes ou fraisiers.
Transformer la coupelle en refuge : le bon geste à adopter
Pour sécuriser une simple coupelle, nul besoin de gadget. Une soucoupe en terre cuite, remplie d’un mélange de galets, graviers, billes d’argile ou bouchons de liège, suffit. On verse l’eau jusqu’aux trois quarts de la hauteur des pierres et on place le tout à l’ombre légère, près des massifs fleuris.
Les abeilles, mais aussi bourdons, syrphes et papillons, y trouveront une oasis commune. En échange, l’eau est renouvelée chaque jour en canicule ; coupelle et galets sont brossés une à deux fois par semaine pour limiter moustique tigre et germes. Le volume reste minime, mais mieux vaut vérifier les restrictions locales sur Vigieau et garder le récipient à l’ombre pour réduire l’évaporation.
En bref
- En pleine canicule, une coupelle d’eau installée au jardin attire les abeilles, jusqu’au constat alarmant posé par un apiculteur normand. 🐝
- Il explique comment une coupelle profonde, lisse et sans appuis devient un véritable piège de noyade pour abeilles, bourdons et papillons. 💧
- Le même apiculteur détaille un aménagement très simple, à coût nul, qui suffit à transformer ce piège d’été en refuge sûr pour les pollinisateurs. 🌿
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