J’ai testé ce robot tondeuse sans câble qui aspire l’herbe : ce qui change tout… et ce qui fâche
© Reworld Media
Testé plusieurs semaines dans un jardin en pente, l’Airseekers Tron SE promet de tondre en autonomie grâce à FlowCut et à la navigation sans câble. A-t-il vraiment transformé la pelouse, le temps passé dehors et les déchets verts ?
Les robots tondeuses promettent une pelouse parfaite sans effort, mais beaucoup ont déçu : câble périphérique à enterrer, blocages dans les trous, surveillance permanente… Dans bien des jardins, la corvée de tonte a simplement changé de forme. Puis ce gros engin noir est arrivé, avec son look de mini Batmobile.
Le Airseekers Tron SE a été utilisé plusieurs semaines sur un jardin familial avec pentes, zones à mi-ombre et quelques arbres, à raison de 22 sessions de tonte. Entre sa navigation sans câble et sa technologie FlowCut qui aspire l’herbe avant de la couper, voici ce qui a réellement changé dehors.
Un robot tondeuse sans câble qui se comporte enfin comme un pro
Visuellement, le Tron SE ressemble plus à un mini-quad qu’à un robot classique : 62 x 45 x 27 cm, 13,4 kg, grosses roues crantées et garde au sol d’environ 12 cm. Ce format SUV lui permet de grimper des pentes annoncées à 65 % (33°) et d’éviter de s’enliser, tout en suivant des lignes bien parallèles plutôt qu’un parcours aléatoire.
Il fonctionne sans câble périphérique grâce au NRTK, un positionnement satellite au centimètre près qui s’appuie sur la 4G et une caméra frontale de 140°. Quand la couverture est bonne, le robot se repère vite et longe les zones à tondre avec précision, sans piquets ni tranchées à creuser au départ.
FlowCut : une pelouse visiblement plus dense et moins de déchets verts
La signature du Tron SE, c’est FlowCut : une chambre aspire l’herbe, la redresse, puis un double disque de six lames tournant à 3 000 tours/minute la coupe très finement. Le mulching obtenu disparaît dans le gazon et nourrit le sol. Au bout de deux semaines, les zones à mi-ombre ont gagné en densité et en vert soutenu, sans petits tas jaunâtres.
Nous avons tous déjà ramassé des sacs entiers de tontes et de feuilles mortes. Ici, le robot aspire aussi les feuilles légères de fin d’été et les broie avec l’herbe. Résultat : beaucoup moins de déchets à sortir, et seulement quelques finitions au coupe-bordure, car il laisse environ 8 cm le long des clôtures et un anneau d’environ 12 cm autour des troncs.
Les points faibles à connaître avant d’acheter l’Airseekers Tron SE
Le gabarit façon SUV a un revers : précision moyenne en bordure et autour des obstacles, à compléter une fois par mois au coupe-bordure. Le niveau sonore mesuré à 63 dB à un mètre reste bien inférieur à une thermique, mais plus élevé que certains robots, ce qui invite à programmer la tonte plutôt en journée.
L’autonomie réelle d’environ 110 minutes permet de couvrir 350 à 450 m² par cycle ; pour 1 000 m², il faut deux à trois passages planifiés dans la semaine. Le Tron SE est annoncé pour 1 500 à 1 800 m², mais il reste plus à l’aise sur des surfaces de 500 à 1 500 m², avec bonne couverture 4G pour profiter pleinement de la navigation sans câble.
En bref
- Pendant plusieurs semaines, l’Airseekers Tron SE a tourné sur un jardin familial en pente avec zones à mi-ombre, arbres isolés et passages étroits. 🌱
- Son système FlowCut, la navigation NRTK sans câble périphérique et l’AI Vision promettent une tonte régulière avec mulching fin et moins de déchets verts. 🤖
- Entre autonomie réelle, bruit mesuré à 63 dB et finitions aux bordures, l’expérience révèle des surprises qui peuvent changer la routine de tonte. 🧩
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