Jardin : cette erreur de taille que tous font en septembre peut ruiner vos fruitiers pour plusieurs années
© Reworld Media
En septembre, des milliers de jardiniers s’attaquent à la taille des fruitiers, persuadés de bien faire. Les arboriculteurs alertent pourtant : certains coups de sécateur coûtent cher au verger.
Les feuilles blondissent à peine que le sécateur démange déjà. En septembre, beaucoup rêvent d’un grand ménage au verger, en traitant pommiers, pruniers et cerisiers de la même façon. Pourtant, une branche coupée au mauvais moment peut condamner un arbre.
Derrière cette envie d’ordre se cache une règle que les arboriculteurs répètent depuis longtemps : la taille des fruitiers en septembre ne suit pas les mêmes lois pour tous. Certains arbres réclament une intervention rapide, d’autres attendent jusqu’au cœur de l’hiver… encore faut-il savoir lesquels.
Septembre, le faux bon moment pour tailler tous les fruitiers
Entre fin d’été et premières fraîcheurs, la sève ralentit et chaque arbre prépare son repos. Les fruitiers à noyau, comme le cerisier, le pêcher ou le prunier, supportent mal les plaies ouvertes en plein froid humide, propices au chancre et à la gommose.
Les fruitiers à pépins réagissent à l’inverse. Dans bien des jardins, une taille trop précoce a déjà affaibli pommiers et poiriers pendant plusieurs saisons. Réalisée pendant le repos complet, entre décembre et février, la taille passe beaucoup mieux, car la sève s’est calmée.
Fruitier à noyau ou à pépins : la question à se poser avant un coup de sécateur
Avant tout geste, un tri simple s’impose. Les arbres qui donnent des fruits à noyau dur (cerise, prune, abricot, pêche) sont les fruitiers à noyau. Ceux qui abritent des pépins au centre du fruit, comme la pomme ou la poire, sont les fruitiers à pépins.
Pour les noyaux, les pros taillent juste après la récolte, entre juin et août pour le prunier, parfois jusqu’en fin de mois de septembre pour les variétés tardives. En septembre, l’arbre a encore le temps de cicatriser si la coupe reste légère. Les pépins, eux, attendent tranquille le repos hivernal.
- Cerisier, prunier, abricotier, pêcher : en septembre, seulement bois mort, branches malades ou qui se croisent, par temps sec.
- Pommier, poirier, cognassier : pas de taille de structure avant l’hiver ; au mieux une petite branche morte vraiment gênante.
Les bons gestes maintenant pour un verger qui repart bien au printemps
En attendant la grande taille d’hiver, septembre sert surtout à préparer le terrain. Observer chaque arbre, repérer les branches cassées par les récoltes, noter ce qui devra être coupé plus tard, tout cela compte. Les outils, eux aussi, gagnent à être nettoyés, affûtés et désinfectés.
Au moment d’intervenir, mieux vaut choisir une journée sèche et douce, éviter la pluie annoncée, et désinfecter les lames à l’alcool à 70 degrés. Sur les fruitiers à noyau, un mastic appliqué sur les coupes de plus de trois ou quatre centimètres rassure vraiment.
En bref
- En septembre, la taille des fruitiers en septembre oppose pommier, poirier et cognassier aux prunier, cerisier, pêcher, abricotier, avec des calendriers radicalement différents. 🌳
- Les arboriculteurs détaillent pour chaque fruitier à noyau ou à pépins ce qu’il est prudent de couper en septembre et ce qu’il faut reporter. ✂️
- Entre risques de chancre, gommose et gel, un simple mauvais réflexe de taille en septembre peut transformer un verger généreux en verger qui s’épuise. 🍎
Abonnez-vous pour ne rien rater de l’actualité