Moustique tigre dans 92 départements : ce geste de printemps avec vos soucoupes remplace spirales et bougies
© Reworld Media
Sur une terrasse, un voisin a rangé spirales et bougies citronnelle tout l’été malgré le moustique tigre omniprésent. Son secret tient à quelques soucoupes de pots surveillées au printemps.
Tout le quartier allume encore spirales fumantes et bougies citronnelle. Sur la terrasse voisine, la table reste pourtant dressée jusqu’à la nuit, bras nus, chevilles à l’air, sans un seul bzzz. La différence ne vient pas d’un spray miracle, mais d’un geste de jardinier.
Au printemps, deux fois par semaine, il a soulevé chaque pot pour vider l’eau stagnante des soucoupes, sans jamais oublier. Quelques minutes volées à l’arrosage, qu’il a tenues jusqu’en juin. Résultat : tout l’été, pas une spirale allumée sur la table.
Le moustique tigre naît tout près, souvent dans vos pots
Le moustique tigre vit et pique près de son berceau : il se déplace dans un rayon d’environ 150 mètres. S’il tourne autour de vos verres, il est donc né chez vous, sur un balcon voisin ou dans le jardin d’en face. « Voilà l’information qui change tout dans la lutte contre le moustique tigre », souligne Pause Maison (Ouest-France).
En France, il s’est déjà installé dans 92 départements sur 96, soit plus de 96 % du territoire, avec une saison qui s’étire de mai à novembre, parfois de mars à novembre dans le sud. Or 80 % de ses gîtes larvaires sont créés par l’homme : soucoupes, vases, jouets, seaux, mais aussi récupérateurs d’eau, gouttières bouchées ou piscines mal entretenues.
Deux millilitres d’eau : la soucoupe, nurserie idéale
Pour pondre, il lui suffit de 2 ml d’eau, l’équivalent d’un bouchon. Un centimètre d’eau au fond d’une soucoupe devient une crèche cinq étoiles : la femelle y dépose environ 150 œufs tous les 12 jours, qui se transforment en adultes en quatre à sept jours. En une semaine, une soucoupe oubliée peut donc fabriquer une petite armée volante.
Nous avons tous déjà laissé « un petit fond d’eau » en pensant ménager nos plantes. Mauvaise idée : les œufs restent collés aux parois et survivent jusqu’à six mois au sec, prêts à éclore au prochain orage. D’où l’importance de vider puis de frotter rapidement les soucoupes, même si elles semblent presque sèches.
La routine de printemps qui remplace spirales et bougies
La routine tient en quelques lignes : au printemps, deux fois par semaine, soulever chaque pot, vider et brosser la soucoupe, ajouter un peu de sable humide, ranger ou retourner seaux et jouets. Vérifier aussi chaque récupérateur d’eau de pluie, le couvrir d’un couvercle et d’une moustiquaire, traiter les bassins au BTi si l’eau doit rester. Ce geste devient redoutable quand tout le voisinage s’y met dans le même rayon de 150 mètres ; en PACA, un relâchement a suffi pour 103 cas autochtones de chikungunya. Mieux vaut donc couper net les naissances que compter sur des bougies citronnelle, efficaces seulement quelques heures.
Sources
En bref
- 🌿 Au printemps, un voisin vide l’eau stagnante des soucoupes de ses pots de fleurs pour espérer des soirées d’été calmes face au moustique tigre.
- 🪣 La routine consiste à soulever les pots, vider et brosser les soucoupes, traiter récupérateurs et bassins au BTi, et limiter chaque micro-gîte d’eau.
- 🔥 Avec le rayon de 150 mètres, les gîtes larvaires domestiques et l’action collective des voisins, la terrasse devient moins accueillante pour les moustiques tigres.
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