Ne jetez plus l’eau de votre piscine : cette astuce des anciens sauve votre potager et vous évite une amende salée

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Ne jetez plus l’eau de votre piscine : cette astuce des anciens sauve votre potager et vous évite une amende salée © Reworld Media

En plein été, quand les arrêtés sécheresse tombent en France, des milliers de litres de piscines familiales partent encore au caniveau. Les anciens appliquaient pourtant un geste simple qui change tout pour le potager et la facture d’eau.

Fin août, la piscine gonflable a perdu de son charme : eau tiédie, jouets qui flottent, envie pressante de tout vider. Pendant que le potager tire la langue sous les canicules et les restrictions, ces milliers de litres semblent insultants.

Nos grands-parents, eux, ne gaspillaient jamais cette eau. Ils savaient que quelques jours de soleil suffisent à la transformer en réserve d’arrosage sûre pour le jardin. Cette vieille astuce peut encore aujourd’hui sauver un potager assoiffé.

Vider sa piscine en été : un geste coûteux et parfois interdit

Une petite piscine tubulaire de famille contient vite plusieurs milliers de litres. Les jeter en une heure dans le caniveau, alors que l’on surveille chaque arrosoir au robinet, revient à tourner le dos à l’économie d’eau la plus simple.

En France, rejeter de l’eau de piscine dans la rue ou les caniveaux est interdit. Cette habitude expose à une amende de 450 € et pollue les milieux aquatiques, alors qu’une eau déchlorée, épandue lentement sur son terrain, reste tolérée.

La méthode des anciens : laisser le soleil recycler l’eau

Le problème principal vient du chlore, ajouté pour désinfecter. Laisser l’eau au repos, sans aucun produit et à l’air libre, permet aux rayons ultraviolets du soleil et à l’oxygène de faire disparaître progressivement ce chlore résiduel, et l’eau devient bien plus douce pour les plantes et pour le potager.

Pour imiter cette sagesse sans se compliquer la vie, il suffit d’anticiper un peu la vidange de la piscine et de suivre ces étapes clés.

  • Arrêter tout traitement chimique au moins une semaine avant la vidange.
  • Retirer complètement la bâche pour exposer l’eau à la lumière.
  • Laisser le bassin découvert cinq à dix jours, selon les produits utilisés.
  • Contrôler que l’odeur de chlore a disparu, ou utiliser des bandelettes de test avant d’arroser.
L’astuce validée par la rédaction
Efficacité
9/10
Économie d’eau
jusqu’à 50 000 L

Pourquoi ça fonctionne ?

Les rayons du soleil dégradent le chlore dès que les traitements sont stoppés et la bâche retirée ; l’eau devient alors beaucoup plus douce pour les racines.

Le petit plus : pailler juste après l’arrosage pour garder cette humidité plusieurs jours.

À NE JAMAIS FAIRE : Arroser le potager ou vider vers la rue avec une eau encore chlorée ou salée : plantes brûlées et risque d’amende.

Transformer cette eau en coup de pouce pour le potager

Une fois l’eau apaisée, on ne la déverse pas d’un coup sur une seule zone. Mieux vaut la laisser s’écouler lentement avec un tuyau ou une petite pompe, en avançant doucement entre les rangs de légumes. En revanche, si la piscine fonctionne au sel, on garde cette eau pour la terrasse : le potager supporte très mal les excès de sel.

On évite les jeunes semis fragiles et les pots très tassés, qui supportent mal un gros volume. Pour garder ce cadeau, un bon paillage est précieux : comme le rappelle le permaculteur Sébastien Quilliou sur TF1, il « sert aussi à limiter l’enherbement et surtout à conserver l’humidité ». Herbe séchée sans graines, broyat ou miscanthus conviennent bien.

En bref

  • 🌞 Fin août, en France, des piscines familiales pleines côtoient un potager assoiffé, entre canicule, restrictions d’eau et risque d’amende de 450 €.
  • 💧 Une vieille habitude consiste à laisser reposer l’eau de piscine quelques jours avant de l’orienter vers le jardin plutôt que vers le caniveau.
  • 🌱 Paillage malin, horaires ciblés et conseils de Sébastien Quilliou transforment l’eau recyclée du bassin en alliée inattendue pour un potager estival encore productif.